Archive for janvier 2008

Nouvelles américaines

janvier 31, 2008

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Cela bouge outre-atlantique. Hier soir, John Edwards annonçait son abandon dans la course à l’investiture démocrate. Précédemment, les Kennedy proclamaient leur soutien officiel à Oboma. Quant à Jimmy Carter, il apportait au moins son « soutien objectif » à ce dernier en qualifiant sa campagne d’extraordinaire. Je ne reviens pas sur l’appui de John Kerry exprimé il y a plus de deux semaines. La côte d’amour est plutôt bonne pour Barack Obama au sein des ténors de son parti. Pour autant, tout en me montrant objectif au regard des derniers sondages, Obama doit renverser la vapeur face à Hillary Clinton qui la devance de 11 points et en terme de comptabilité électorale, jusqu’à aujourd’hui, la sénatrice de New York a emporté la victoire sur 4 des 6 états ouverts aux primaires. Edwards étant plus à gauche qu’Obama (qu’on pourrait qualifier de modéré) et ce dernier étant plus à gauche que Clinton (centriste), on pourrait assister à une opération de report de voix en faveur d’Obama d’ici au Super Mardi. La course continue pour Barack !

Du côté des républicains, a priori les jeux « semblent » faits. Rudolph W. Giuliani est électoralement hors jeu et il annoncerait prochainement (probablement ce jeudi) son ralliement à John McCain. Il est frappant de voir à quel point Giuliani a perdu énormément de crédit aux yeux de ses électeurs (la situation économique ne l’aidant pas, lui qui tablait sur une stratégie de surf sur la peur du terrorisme). Il passe de plus de 40 % d’intentions de vote en mars 2007 à 13 % à la fin de ce mois ! Il est impressionnant de constater que McCain rafle la mise préférentielle sur toutes les tranches d’âges de son électorat et plus particulièrement sur celle des plus de 55 ans. Jusqu’où ira-t-il ?

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Avant le Super Mardi !

janvier 30, 2008

Avant le Super Mardi, décisif dans la désignation des candidats à la Maison Blanche,… la suite est à lire sur l’annonce (cliquez dessus) :

Annonce 1

Le choc kenyan

janvier 30, 2008

LeMondePage3 Le29.01.08

Les pages 3 et 4 (la première étant saisissante, cf. photo) du Monde daté d’aujourd’hui portaient sur les violences qui secouent le Kenya depuis un mois. Mais que s’y passe-t-il ?

Le Kenya est l’un des pays les plus prospères du continent africain, comme l’indiquent différents révélateurs tels que son taux de croissance (6,5 % en 2007), le développement de ses services (entre autres ses banques, son tourisme, sans compter ses 200 sièges régionaux de multinationales) et de ses produits largement ouverts à l’exportation (son thé, ses légumes, son café, son pétrole raffiné, ses fleurs coupées). Forte d’une population de 34 millions d’habitants (les prévisionnistes portent l’estimation a hauteur de 37 millions à l’horizon 2050), cet état d’Afrique de l’Est est en proie à de violents désordres interethniques sans précédents. Les deux ethnies principales, les Kikuyus et les Luos s’opposent sur fond de disparité sociale et de leadership de l’une sur l’autre. En décembre dernier, la réélection du président Mwai Kibaki (Kikuyu), entâchée de fraudes, faisait l’objet d’une forte contestation des tenants (Luos) de son opposant Raila Odinga. Il s’en est suivi des heurts importants. Le 31 décembre 2007, on pouvait dénombrer des centaines de morts. La problématique était suffisamment importante pour alerter la communauté internationale, cette dernière mettant ainsi sur pied une médiation africaine qui malheureusement échouait en début de ce mois. Pis, la situation s’envenime. Alors que certains groupes Luos s’en prenaient mortellement à leurs compatriotes Kikuyus dans la vallée du Rift (à l’ouest du pays), le phénomène inverse apparaît dans d’autres régions du pays; comprenez des groupes Kikuyus portent atteinte à la vie de Luos. Aujourd’hui, la crise kenyane a engendré plus de 1000 morts et 250.000 déplacés.

On annonçait en début de soirée la médiation de Kofi Annan au travers de pourparlers entre Kibaki et Odinga. Ils se doivent de trouver une solution rapide à cette situation de chaos, sous peine pour le monde de revivre une nouvelle tragédie ethnique qui ne profiterait à personne.

Première

janvier 29, 2008

Au secours, je ne reconnais plus mon magazine ciné !!! Il est redevenu plus grand, mais je trouve qu’il ressemble un peu plus à Studio (euphémisme ? OUI !). Qui dit changement de format dit changement de prix tendant à la hausse (Youpi :-P).

@&$€???? Olivier De Bruyn a disparu du mensuel :,-(

Je crois qu’égoïstement ce message ne sera compris que par les lecteurs réguliers de Première.

Première 02.08

The Constant Gardener

janvier 28, 2008

The Constant Gardener

Ce lundi soir, je regardais sur La Une (RTBF) l’excellent The Constant Gardener, basé sur un roman de John Le Carré*. Sans avoir lu l’ouvrage, on peut parier, tellement j’ai trouvé l’opus de très bonne facture, qu’il a été correctement transposé à l’écran. Le film est haletant, (sur)prenant, très bien documenté et faisant écho, en toile de fond, aux problèmes que connaît le continent Africain et même s’il date de 2005 nous ramenant encore aujourd’hui à de tristes réalités. On peut citer parmi les thématiques traités : l’utilisation par certaines entreprises pharmaceutiques d’une partie de la population de ces pays comme « échantillon » de nouveaux vaccins, ce qui ne va pas sans risque et sans poser des questions d’ordre éthique. La thématique du sida y est également évoquée et je n’ai pas pu m’empêcher de penser au Swaziland, un Etat africain où presque un jeune adulte sur deux est touché par le virus, facteur amplifiant le nombres d’enfants orphelins. La fin du film renvoie explicitement à la problématique du Darfour. J’en parlais il y a deux ans, peu de changements entre-temps, ou plus justement ils ont été poussifs, malgré une « opinion publique » relativement favorable à une intervention dans la région.

*Cela me donnant envie de lire le dernier.

Il Professore tombe

janvier 26, 2008

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Proportionnelle, proportionnelle, tu mets la pagaille en Italie ! Depuis jeudi soir, le gouvernement de Romano Prodi (Il Professore) n’est plus, après avoir été sanctionné par un rejet du vote de confiance au Sénat, celui-là même faisant suite à la démission du ministre de la Justice Clemente Mastella, ce membre du parti centriste catholique étant le sujet d’une enquête pour corruption (au même titre que son épouse et des élus de sa formation). Le plus pénible dans cette histoire, c’est que le gouvernement Prodi est (en partie) poussé à la sortie par la composante centro-catholique de l’Olivier (l’Union de la gauche) qui sanctionne ainsi le supposé manque de solidarité de ses membres alors même qu’on se trouve dans une affaire relevant de la tricherie présumée !

On assiste probablement à un tournant dans l’histoire de la vie politique italienne. Prodi, l’antithèse berluscolienne, a confirmé qu’il ne se présentera plus à la présidence du Conseil.

Deux scénarios sont possibles :

  1. Le plus probable, selon les voeux du président de la République Giorgio Napolitano, est la constitution d’un gouvernement institutionnel, transitoire et probablement d’union national, à tous le moins regroupant les deux grandes tendances politiques du pays. Ce dernier jèterait les bases d’une réforme du mode de scrutin, réduisant la part de proportionnelle dans une loi électorale favorisant aujourd’hui la représentation de 32 partis au Parlement.
  2. Le plus ardemment souhaité par Silvio Berlusconi étant l’organisation de nouvelles élections, tous les sondages donnant largement victorieuse sa coalition.

Quid pour le Parti démocrate (Democratici di Sinistri ==>DS) de Prodi ? Fruit de la fusion, le 27 octobre 2007, entre les communistes « réformés » du Parti Démocrates de gauche et du parti centriste La Marguerite, DS assurait le leadearship sur les autres partis de la coaltion de centre-gauche. Il était même érigé en modèle de la social-démocratie européenne. Cette jeune formation connaît aujourd’hui sa première crise, qui a priori, renforce son dirigeant et actuel maire de Rome Walter Veltroni au détriment d’Il Professore. Il sera intéressant de voir comment DS évoluera dans l’optique d’une réforme de la loi électorale faisant la part belle au système majoritaire.

Mais au-delà des défauts à corriger dans la loi électorale, la classe politique devra répondre rapidement à deux attentes prioritaires des italiens : réhausser le pouvoir d’achat et redynamiser l’économie du pays.

Rien n’va plus !

janvier 25, 2008

Traders

Ne trouvez-vous pas que le monde économique et financier tourne de moins en moins rond ? Les exemples les plus fameux (comportant certains éléments encore fumeux) en la matière sont ceux des traders et des subprimes.

D’abord les Traders qui disposent (à mon humble avis) de bonus trop importants outre le fait d’avoir des salaires défiant toute concurrence. Cela entraînant certaines dérives guidées par l’appât du gain, L’Affaire Kerviel (de la SG) en étant une illustration éclatante. Avec une des questions sous-jacentes qu’elle soulève : n’aurait-il pas des complices ?

Ensuite les subprimes et plus largement les dérives d’une logique de titrisation des créances, ce à l’échelle mondiale et qui sont dans l’exemple cité la démonstration d’un monde financier de moins en moins correctement (auto)régulé, autrement dit de plus en plus fou, au point d’entraîner un essoufflement économique mondial.

Rien n’va plus !

Sarko des bois

janvier 24, 2008

Sarko new rich 

Je prends 15 milliards pour les rendre aux plus riches et après je dis que les caisses de l’Etat sont vides. La priorité du pouvoir d’achat varirait-elle selon les classes ?