Belgique : fin de la phase transitoire

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Cette fois ça y est, on peut l’écrire sans ambages : nous aurons un gouvernement définitif dès le 22 mars au soir. En effet, les différents partis (CD&VN-VA, VLD, MR, CDH et PS) membres de ce qui fait encore office aujourd’hui de gouvernement provisoire se sont entendus sur un accord fondé sur le minimalisme. Cet accord fera l’objet d’un vote de confiance au Parlement ce samedi. Auparavant, il aura été plus que probablement approuvé à la majorité après sa lecture (ce jeudi 20 mars) par notre futur nouveau Premier ministre Yves Leterme (en photo).

Pour autant, pas de quoi pleinement pavoiser. Le futur gouvernement à couché sur papier les grandes lignes de son action dans les mois et les années à venir. De fait, il n’a pas su détailler et il n’a point chiffré sa politique. Les principes étant acquis, les mécanismes permettant leur application concrète feront l’objet d’un savant mélange de négociations et d’arbitrages. Une vision de gauche s’opposera à une vision de droite en matière de réforme fiscale, qui est a fortiori l’indispensable levier dans la lutte contre la baisse du pouvoir d’achat. Comment atteindre 200.000 emplois en 4 ans, au-delà du simple fait de s’appuyer sur les résultats attendus de la croissance ? En parallèle à ces deux défis, les négociations sur la réforme de l’Etat se poursuivront, avec pour épilogue la présentation (en juillet) de son second volet par les personnes qui l’auront élaboré. La réforme fiscale, la réduction du chômage et la réforme de l’Etat sont les trois obstacles sur lesquelles nos gouvernants ne peuvent pas buter, sous peine de vivre une crise encore plus grande que celle connue précédemment.

Espérons que nos gouvernants méditeront moult fois le propos de Caroline Gennez (la présidente du SP.A, le groupe des socialistes flamands qui sera dans l’opposition) et qu’ils s’en inspireront dans chacun de leurs actes posés au travers de ce nouveau gouvernement : « Je ne veux pas la fin de la Belgique. Je veux un pays qui reste fort, un Etat solide, pour gérer tous ensemble ce qu’on appelle la « question sociale », la solidarité, la Sécu, les pensions à venir. Moi, j’aime ce pays, avec Bruxelles, capitale européenne ouverte à tous. Nous serions stupides de sacrifier tout ça. »*

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*Propos provenant d’un entretien qu’elle a accordé au Soir daté du mardi 18 mars 2008.

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