Archive for avril 2008

Daerden

avril 25, 2008

En Belgique cette semaine, 3 nouvelles font mouche : le Standard champion de D1, l’inflation du prix du paquet de frites et la dernière vidéo du Ministre wallon du Budget, des Finances, de l’Equipement et du Patrimoine Michel Daerden. Au plus il a bu ou au plus il donne l’impression d’être saoul (essayez de décrypter le dosage du calcul politique semble mission impossible), au plus il est populaire.

Sarko décrypté, bientôt : le 6 MAI

avril 24, 2008

Vous vaquiez à quelles occupations ce jeudi soir ? Personnellement, je regardais l’intervention du Président Nicolas Sarkozy à la télévision française. Sur la forme et sur l’aspect pédagogique pas mal, mais sur le fond et si j’étais français, il ne m’aurait pas convaincu. Depuis le temps que je l’annonce, j’ai enfin bloqué une date dans mon agenda ! Le 6 mai, on passe au crible la première année présidentielle de N.S., ce sans concession.

Quoi de neuf au Parti Démocrate ?

avril 17, 2008

Quoi de neuf au Parti démocrate américain depuis mon dernier message du 21 mars ? Barack Obama domine au niveau national. La courbe des sondages s’est inversée en sa faveur (entre le 20 et le 21 mars), ce quelques jours à peine après qu’il ait prononcé son discours sur une Amérique multiraciale (le 18 mars) !

Ces derniers jours, l’écart n’a cessé de se creuser et on enregistrait hier (le 16 avril) un rapport Obama/Clinton de 50 % contre 42 %. La semaine prochaine, l’un des derniers grands Etats, la Pennsylvanie comportant 188 délégués, sera le théâtre des prochaines primaires. Les derniers sondages continuent à y donner Madame Clinton gagnante de quelques points.

Obama mène toujours dans la course aux délégués, celui-ci bénéficiant de l’appui de 1632 délégués, contre 1489 pour Hillary Clinton. Pour rappel, le meilleur des candidats démocrates doit obtenir 2025 des 4049 délégués, et parmis ceux-ci 794 doivent être des supers délégués. La prévision d’une course au finish reste d’actualité. On devrait attendre au plus tôt et officieusement le 3 juin (jour des dernières primaires du Montana et du Dakota du Sud) afin de connaître le leader démocrate.

Ainsi soit-il. Même si quelques-un au sein du Parti rêveraient d’un arbitrage interne. Il se chuchote que certains verraient d’un bon oeil un groupe de sages composé d’Al Gore, de Jimmy Carter, de Nancy Pelosi, de Howard Dean et de John Edwards trancher une bonne fois pour toute ce duel fratricide vu comme le début d’un suicide collectif avant la campagne présidentielle. Le scénario de l’arbitrage des expérimentés me semble peu probable. Le système de démocratie interne propre aux partis américains me semblant trop bien huilé, le respect du calendrier devrait l’emporter sur l’envie d’une clarification sur le nom de l’adversaire de John McCain. Vivement la fin de cette séquence !

ESPAGNE : Les femmes au gouvernement !

avril 16, 2008

En Espagne, 9 ministres sur 17 sont … des FEMMES !!! C’est mieux que la parité. Il a fier allure ce gouvernement entré en fonction ce lundi 14 avril. Une preuve de plus que Zapatero est en avance sur son temps ou mieux et certainement plus juste : la plupart des gouvernements européens sont en retard sur leur temps en ne consacrant pas le principe de la parité au gouvernement et Zapatero est en avance en allant au-delà de ce qui n’est pas encore la règle (malheureusement). Un gentleman ce Zapatero !

L’Italie est à nouveau bleue

avril 15, 2008

Il Cavaliere l’a fait. A presque 72 ans, Silvio Berlusconi est de retour au premier plan sur la scène politique nationale italienne. Son parti le Peuple de la liberté (PDL) obtient la majorité absolue dans les deux assemblées parlementaires que constituent la Chambre et le Sénat. Le PDL défait ainsi son adversaire le Parti démocrate (PD) de Walter Veltroni. Le rapport de force au moment où j’écris ces lignes est de 47,7 % (pour la droite : le PDL + la Ligue du Nord + le Mouvement pour l’autonomie) contre 37,7 % (pour la gauche : le PD + l’Italie des valeurs). Pour ces élections législatives, il a été enregisté un taux de participation fort honorable de 80%. Cette phase électorale marque également le tassement des petits partis. Cela favorisant le temps de 5 ans une bipolarisation plus marquée que d’habitude, dans ce pays où le système électoral comporte une forte dose de proportionnel; préfigurant peut-être une réforme dudit système en le tendant vers le bipartisme.

Les erreurs de Veltroni

Walter Veltroni n’a probablement pas eu tort de décider d’affronter le suffrage universel sans le soutient traditionnel des 12 partis de la gauche et en marginalisant de la sorte un peu plus la gauche radicale. Pour autant, ce qui me semble une erreur et ce qui a certainement brouillé l’image de son parti et de son projet est l’élément suivant. En définissant son Parti démocrate comme un parti qui n’est pas à gauche mais réformiste ou de centre gauche, en voulant renier le socialisme (comme lui-même renie sa jeunesse communiste), n’a-t-il pas finalement démobilisé une partie de son électorat s’étant abstenu ou ayant préféré voter pour un parti « de gauche ». N’aurait-il pas dû également taper plus fort sur son adversaire, en ne disant que la vérité sur le problème éternel de Berlusconi : la confusion entre les intérêts privées et les intérêts publics. De la sorte, Walter Veltroni à donner plus de respectabilité à Berlusconi comme ne l’a jamais fait la gauche italienne.

La faillite du modèle italien

La tâche qui incombe à Silvio Berluconi est de la plus haute importance. L’Italie va mal. Elle est à la traîne en terme de comparaison avec ses partenaires européens. Depuis l’an 2000 jusqu’aux prévisions pour 2008, son taux de croissance est en dessous de 1 %; les plus optimistes prévoyant pour cette année 0,7 %, les plus pessimistes tablant sur un très maigre 0,1 %. La productivité des entreprises italiennes « patine ». Son économie reste trop basée sur une industrie de haute qualité (le textile, les chaussures, l’automobile,…). Par les temps qui courent, elle est fortement concurrencée par les produits meilleurs marchés en provenance de l’Asie. Cette tendance de fond va de pair avec le fait que l’Italie n’investit pas suffisamment dans les hautes technologies. Sans avoir à délaisser cette industrie de qualité, mais en la soutenant mieux (notamment au travers de l’apport d’une main d’oeuvre nécessaire que l’immigration pourrait satisfaire; mais a priori Berlusconi n’est pas prêt lever cette option politique), l’Italie se doit d’investir dans son système éducatif et de recherche (peu performant) et de mettre plus de moyens dans les secteurs d’innovations technologiques, car c’est là que se joueront les points de croissance du 21ème siècle.

Il Cavaliere devra également réduire les écarts de richesses (importants) entre le Nord et le Sud. En moyenne, un citoyen du Sud a un revenu équivalent à 57 % de celui de son voisin du Nord. Le taux de chômages est entre deux à quatres fois plus important au Sud qu’au Nord. Quant à la criminalité, elle est toujours bien présente. Le revenu annuel des mafias italiennes est estimé à plus de 100 milliards d’euros. L’Italie devra également lutter contre l’évasion fiscale, importante perte de revenu pour l’Etat. Mais doit-on déjà douter de la volonté du nouveau gouvernement de la combattre, lorsque Silvio Berlusconi encensait les fraudeurs en disant durant la campagne électorale: « Quant les impôts sont élevés, il est moral d’avoir recourt à l’évasion fiscale. »

L’Italie doit être redynamisée au plus vite. L’histoire sera seule juge de la nouvelle séquence berlusconienne, celle-ci basée sur la liberté d’entreprendre, la baisse des impôts et ayant déjà échoué à deux reprises dans le passé (durant la législature de 1994-1995 et celle de 2001-2006).

Et l’Italie ?

avril 13, 2008

Oui, je vous vois venir ! C’est vrai, j’ai omis de traiter de l’Italie ces derniers jours (le temps me manquant cruellement). Mais promis, je reviens sur les élections en Italie, finalement au meilleur moment, celui des résultats, dans la nuit de lundi à mardi.

Croyez-vous que cette poignée de main entre George Clooney et Walter Veltroni (le leader de la gauche italienne), immortalisée il y a peu, permettra à ce dernier de gonfler son réservoir de voix pour l’emporter aux élections législative ? Tout aussi peu sérieusement, le café qu’ils auraient pu prendre après la pause aurait-il été suisse (what esle) ou typiquement italiano; à l’écoute de ce bon vieux tube de Andy Williams : Music to watch girls go by ?

Barroso, l’Europe et la Turquie

avril 10, 2008

Mercredi soir, j’étais à une conférence organisée au Berlaymont par le quotidien Le Soir et ayant pour invité le Président de la Commission européenne Monsieur José Manuel Barroso. Mes pairs (simples citoyens) et moi étions conviés à la suite d’un concours où chacun soumettait une question à poser au Président. Disposant d’un laps de temps de deux heures, quelques uns ont pu lui adresser la parole (parfois au travers de questions des plus pertinentes) et le journaliste au Soir chargé des affaires européennes Maroun Labaki a modéré le débat tout en interpellant notre interlocuteur privilégié sur des sujets regroupant plusieurs mêmes interrogations formulées par les personnes conviées.

Diplomatiquement correct

Rompu à l’art diplomatique, Barroso a souvent répondu de façon assez convenue aux questions qui lui étaient adressées. De façon non exhaustive, il a notamment défendu : son attachement aux valeurs européennes et au besoin que l’Europe se construise sur ces dernières plutôt que sur une religion; l’importance du traité de Lisbonne et le besoin d’une Europe qui pèse plus politiquement et diplomatiquement*; un propos assez mesuré sur la Chine et les droits de l’homme; une vision de l’Europe à mi-chemin entre l’Europe des Régions et l’Europe des Etats Nations; ou encore l’importance de l’immigration dans les années à venir en terme démographique et de main d’oeuvre; ainsi que la nécessité de continuer l’élargissement de l’Union.

« On ne doit pas fermer les portes de l’Europe à la Turquie ! »

Mais le plus marquant des faits était ailleurs. Le moment le plus passionnant; et le plus surprenant en terme d’information est celui où Barroso aborde le sujet de la Turquie. Pour le Président de la Commission, la Turquie fera partie de l’Union européenne à terme ! Comprenez et il le dit explicitement : dans 20 ans. Mais entretemps, la Turquie devra respecter un certain nombre de principes de libertés et de facto tendre vers une démocratie à l’image des 27 de l’Union. José Manuel Barroso a prononcé les mots suivants : « On ne doit pas fermer les portes de l’Europe à la Turquie ! »

Un propos qui est tout sauf sibyllin. On ne peut plus limpide ! Une formulation à rebours de ce qu’on appelle l’opinion publique européenne et étant l’antithèse des positions du couple franco-allemand (le moteur de l’Europe). Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont toujours opposés à voir à terme la Turquie entrer dans l’Union. Sarkozy privilégiant platement une politique de coopération renforcée. Le substrat d’une telle logique résidant certainement dans la perception de la Turquie comme un Etat d’abord musulman avant son caractère laïc fondamentalement affirmé dans sa constitution et globalement respecté. Cette séquence de la conférence est pleine d’à propos. En effet, ce jeudi, José Manuel Barroso sera en Turquie pour pousser ses dirigeants à favoriser des avancées significatives dans la démocratisation de l’Etat.

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*P.-S. : En terme de visibilité de l’Europe au niveau international, le traité de Lisbonne prévoit un présidence fixe de l’Union via le poste de Président du Conseil européen. Devinez quel nom revient avec insistance ces derniers jours à Bruxelles : Barroso !!! Les compléments d’informations sont sur le blog de Quatremer. En plus, il cumulerait des fonctions sacrément importantes en postulant à sa succession à la présidence de la Commission. C’est notre ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt qui doit être content !

Une droite quelque peu lepenisée

avril 8, 2008

Cela aurait pu être vous, cela aurait pu être moi, cela aurait pu être la personne sur cette photo. Les extraits suivants trouvent leur origine dans Le Monde daté de ce mardi et ils (dé)montrent que la politique d’immigration de Nicolas Sarkosy (l’obligation d’arriver à 25.000 expulsions par an) a dépassé les limites de l’acceptable en entrant dans le domaine du dangereux, celle-ci étant basée sur la stratégie du flirt avec un électorat proche de l’extrême-droite et qui s’en est détourné lors des élections de 2007.

« Pris en chasse, vendredi 4 avril, par des policiers à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), un Malien sous le coup d’un arrêté d’expulsion a tenté de leur échapper en se jetant dans la Marne. Baba Traoré, 29 ans, employé d’une société de nettoyage, est mort d’une crise cardiaque. (…) Baba Traoré était venu en France, il y a quatre ans, pour donner un rein à sa soeur » (pages une et deux, Le Monde, mardi 8 avril 2008).

Nicolas Sarkosy a-t-il eu le sommeil paisible après l’annonce de cette nouvelle et osera-t-il un jour revenir sur une politique dont le qualificatif me manque tellement elle me révulse ? Ce soir, mon coeur crie et il écrit son écoeurement face à une stratégie politique qui pousse à la tragédie, toute proportion gardée.

Le Making-of (2) : En attendant Barroso

avril 7, 2008

Perso

Le message que j’annonce depuis vendredi sur l’Italie attendra jeudi soir. Ce n’est vraiment pas évident de bloguer comme on veut, au milieu de flux d’informations incessants et je ne mentionne pas le reste. Ah si seulement il était possible de bloguer tous les jours sans les contraintes liées au temps et à la vie. Des fois je me dis que c’est plus facile de réaliser un blog à 4 mains plutôt qu’à deux (façon Syl & Dia : ici). Parfois la réflexion opposée me taraude l’esprit.

Les Previews et les droits de suite

Comme vous le constatez une fois encore, mes previews sont parfois difficiles à respecter. Cela étant, on va essayer de revenir sur des sujets plus sérieux, même si parfois, histoire d’éviter que ce blog ne soit constitué que de ce type de sujets, il est bon d’avoir quelques « bouffées doxygéne » grâce aux rubriques Light et Le Carnet ciné. Par ailleurs, je pense à un droit de suite sur « l’affaire » du sms.

Demandez le programme

Dans la nuit de mercredi à jeudi : Barroso est sur Le blog de Yv (3)

Jeudi soir : Les élections en Italie

Le week end : Retour sur les USA

Les bad boys américains sont de retour

avril 6, 2008

L’Italie attendra un jour de plus. Ce soir, le Carnet ciné reprend ses droits avec le retour tonitruant des mauvais garçons labellisés US ! Mon premier se déroule dans le nord de la Belgique et il a pour titre In Bruges. Dans le dernier film aux accents très britanniques de Martin McDonagh, deux tueurs à gage sont obligés par leur boss de mettre une parenthèse sur leurs activités pendant quelques jours dans la Venise du nord, ce après une opération qui aurait mal tournée. Les affaires se gâtent lorsque le boss donne dans le secret à chacun l’ordre de liquider son alter ego. Le film repose sur une belle distribution : les deux irlandais que sont Colin Farrell (qu’on ne présente plus) et Brendan Gleeson ainsi que l’excellent acteur anglais Ralph Fiennes (The Constant Gardener,…). Un film dans la tradition des Snatch, Le 51ème Etat, Lucky Number Sleven ou Smokin’ Aces, le genre déjanté à souhait comme on aime et les échos américains sont plus qu’encourageants : 3 étoiles dans les magazines Premiere US et Rolling Stones ! La sortie est prévue en Belgique et en France pour le 25 juin. Si je vous ai mis « en appétit », la bande-annonce est ici ==> IN BRUGES <==

Mon second est en preview dans Le blog de Yv (3), dans le sens où je le verrai à sa sortie ou quelques jours après. Il est basé sur une histoire vrai de matheux du MIT qui se décident à « plumer » quelques casinos de Las Vegas. On y retrouvera Kevin Spacey, Laurence Fishburne et le jeune anglais prometteur qui tient le premier rôle : Jim Sturgess. Il a pour titre Twenty One (ou Las Vegas 21) et il est attendu ici (en Belgique) le 16 avril et en France le 5 juin. Pour en savoir plus cliquez ==> 21 <==

Big Preview

avril 4, 2008

Désolé pour tous ceux qui attendaient un message intéressant mais je n’en ai pas eu le temps, d’où ces derniers messages précédents assez légers.

Pour me « rattraper », je vous laisse quelques belles PREVIEWS !!! La plus importante (the big preview) est : devinez qui Yves verra mercredi soir et dont vous aurez un message dans la nuit de mercredi à jeudi ? José Manuel Barroso, le Président de la Commission européenne. Je vous expliquerai sur Le blog de Yv le pourquoi, le comment et la question que je lui aurai normalement posée selon un protocole qui m’est actuellement inconnu.

Autre preview : dimanche il y aura l’Italie au menu.

Breaking News : Belgium

avril 1, 2008

poisson.jpg

On apprend via La Libre Belgique d’aujourd’hui en page 5 qu’on passerait d’un gouvernement de 15 ministres et 7 secrétaires d’Etats à cette même configuration à laquelle on additionnerait 11 nouveaux secrétaires d’Etat !!! On passerait ainsi de 22 à 33 membres au gouvernement ! On dirait la belle affaire ou la belle inflation. Sauf que, il était trop gros ! Quoi donc ? Le délicieux poisson d’avril que La Libre tentait de nous faire déguster mais il était vraiment impossible à avaler. 😉