Archive for octobre 2008

John McCain

octobre 31, 2008

C’est fou, mais il passionne moins que son adversaire. En tous cas cela est vrai en Europe. Pour autant, on a traité de lui dans les médias, sur mon blog, dans nos conversations : McCain, John McCain ! Certains veulent que son nom reste uniquement célèbre par rapport à celui d’une marque de frites. Pourtant il a tout pour plaire à droite. Il se démarque de Bush en jouant la carte indépendant et il s’adjoint Sarah Palin. Mais rien n’y fait. On a l’impression que Barack Obama lui faira une coupe qui le décoiffera à vie. Mais ne nous emballons pas ! Imaginez qu’il gagne. Que diraient les instituts de sondages et par dessus tout que dirions nous ? On aura l’air fin. J-4 !

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(Photo : David Burnett/Contact Press Images)

Obama reste loin devant

octobre 30, 2008


Breaking News : Ce sont les dernières livraisons dont nous disposons et le moins que l’on puisse dire est que les indicateurs sont tous au vert pour un seul des deux candidats à la présidence. Selon le dernier Gallup, Barack Obama maintient toujours une avance de 9 points sur John McCain, 51% pour le premier contre 42% pour le second. Depuis la fin du mois de septembre, le candidat républicain n’a jamais réussi à rattraper son retard sur son adversaire. Pis, les Démocrates emporteraient la majorité dans les deux assemblées que constituent la Chambre et le Sénat. Enfin, lorsqu’on analyse la carte des États, Barack Obama remporterait les voix des 270 grands électeurs nécessaires pour être président des USA. Il semblerait que le besoin de changement soit total chez nos voisins de l’autre rive de l’Atlantique. Mais la seule vérité sera celle du vote de mardi. J’ai hâte d’y être, pas vous !?

P.-S. : Ma dernière et modeste analyse sur les élections est prévue pour dimanche ou lundi (dans la rubrique Ce qui fait débat, comme c’est de coutume pour pareil propos)

(Sources : Gallup, The New York Times)

Le Clip du mois

octobre 29, 2008

Il n’y a qu’aux States qu’on trouve cela !!! C’est bien fait, c’est funky, c’est du gros dossier et c’est le clip du mois. Un peu de hip-hop pro-Obama à J-6 des élections. Thank you MC Yogi.

P.-S. : Demain, on redevient plus « sérieux » en analysant (notamment) les derniers sondages.

Comme si on était aux USA

octobre 28, 2008

Obama ou McCain ? Actu oblige, à J-7 des élections aux Etats-Unis d’Amérique, Le Blog de Yv (troisième édition) fait une fixation sur l’événement n° 1 du mois de novembre. Chaque jour, je traiterai des States en version décalée ou en version « sérieuse ». Le compte à rebours est lancé.

P.-S. : Même la bannière du blog a été modifiée.

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(Photo : Getty Images)

Ballon d’or 2008 ?

octobre 21, 2008

Qui pour prendre la place du grand Kakà au palmarès du Ballon d’Or 2008 ? La liste des 30 joueurs nommés est sortie hier. Allez, on ne va pas chercher de midi à quatorze heures. Personnellement, j’aurais voté Xavi mais il semblerait que Cristiano Ronaldo parte favori dans la course. Et pour vous :

Strauss-Khan côté face

octobre 20, 2008

Il fallait que cela arrive. En traiter ou ne pas en traiter sur ce blog ? Pertinent ou pas ? Qui est derrière la fuite de cette histoire ? A priori ce serait le mari trompé. Et voilà c’est lâché ! On arrête là les frais. Enfin presque. Tant qu’il n’y a pas l’ombre d’une preuve d’un abus de pouvoir de la part du Directeur Général du FMI, on ne peut rien reprocher à Dominique Strauss-Khan et s’exprimer sur une affaire relevant du cadre strictement privé équivaudrait bien entendu au jugement, ce que je me garderais de faire. Par contre, si la preuve d’un abus dans les affaires publiques était apportée, la condamnation morale irait de soit (entraînant probablement sa démission). Mais on semble loin de ce cas de figure, en tous cas pour l’instant. Dommage que cette histoire « éclate » maintenant alors que DSK s’était montré très bien inspiré dans la gestion de la crise actuelle. Dommage.

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(Photo : Reuters)

Jumeaux ?

octobre 17, 2008

En prenant un lunch hebdommadaire avec un ami, ce dernier m’apprenait il y a quelques semaines de cela, qu’en Angleterre l’entraîneur actuel de Chelsea Felipe Scolari (ancien sélectionneur du Portugal et coach victorieux de la dernière Coupe du Monde avec le Brésil) était surnomé Gene Hackman. Et c’est saisissant de voir combien ils peuvent se ressembler. Ce à un tel point que quand je vois le gesticulant Scolari, je ne peux plus m’empêcher de penser à Hackman.

Depuis avant-hier, une autre idée me traverse l’esprit ! A chaque fois que je vois Paul Krugman (récent nobélisé en économie), je ne peux m’empêcher de me dire : Mais il ressemble à fond à George Clooney avec sa barbe de plus de 3 jours !!! Le gag le plus fou serait une nouvelle pub Nespresso avec les deux nouveaux frères jumeaux. Imaginez la scène ou plus exactement les dernières secondes du spot ! Le nobélisé et l’acteur vous regardant droit dans les yeux avec une tasse de café à la main et disant d’une voix chaude et en « synchro » : Nespresso !? What else ?

RECESSION

octobre 17, 2008

Le mot a été glissé sur ce blog dans deux ou trois messages depuis deux semaines, on n’y échappera pas en Belgique (prévue pour la fin de l’année), la France est déjà en plein dedans et elle guette une bonne partie du monde (surtout les pays occidentaux, par contre la Chine carburera à 9,3% de croissance pour 2009). La récession arrive ! On la sent venir dans certains commerces. Elle commence à s’intégrer dans toutes les discussions. Le FMI a en fait un rapport complet sans être volumineux, dont vous pouvez prendre connaissance ICI. Pour ceux qui passent leur tour, je vous laisse son résumé analytique :

L’économie mondiale s’engage dans une récession majeure face à la crise la plus grave sur les marchés financiers arrivés à maturité depuis les années 30. Un ralentissement sensible de la croissance mondiale est prévu en 2008 et un léger redressement n’apparaîtrait que plus tard en 2009. L’inflation est élevée, sous l’effet de la montée en flèche des cours des produits de base, mais elle devrait ralentir. La situation est exceptionnellement incertaine et risque sérieusement de se dégrader. Dans l’immédiat, il s’agit de stabiliser la situation financière, tout en gérant prudemment les économies pendant une période de ralentissement et en maîtrisant l’inflation.

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(Cartographie : Le Monde daté du 17 octobre 2008)

Révolution financière européenne ?

octobre 16, 2008

Serait-ce une révolution dans le monde bancaire et financier ou juste un écran de fumée. Certains diront seul le temps nous le dira. Personnellement, je pencherais pour la première proposition. Hier soir, Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso tenaient une conférence de presse importante au siège de la Commission. Pour la première journée du sommet de l’UE se déroulant à Bruxelles, les 27 ont approuvé le plan d’aide au secteur financier annoncé dimanche.

Les conséquences les plus importantes de ce bouleversement sont :

1°) En proposant de réformer les règles comptables internationales actuelles (IFRS et IAS ) applicables aux banques européennes, l’UE rendraient ces dernières moins vulnérables en cas de crise, contrairement à ce qui est le cas actuellement.

2°) En renforçant la supervision et la réglementation du secteur financier européen. De quelle manière, ça on ne le sait pas encore. Mais cette crise semble avoir démontré la nécessité absolue d’y voir plus clair dans l’état des comptes de nos banques et d’agir si nécessaire afin d’éviter qu’elles prennent des risques inconsidérés, susceptibles de conduire à une (potentielle) crise. On peut penser et/ou espérer que la titrisation à outrance vit probablement ses derniers jours.

3°) En mettant fin à la pratique des parachutes dorées. Mais là encore des interrogations subsistent sur l’application de cette règle. Dont les principales peuvent être formulées comme suit : est-ce que cela vaudra uniquement jusqu’au retrait de l’État dans le capital des banques ? Le simple fait d’assurer la garantie de dépôts bancaires implique-t-il en contrepartie la fin des parachutes dorée pour les dirigeants de ces « institutions » ?

La plus grande ironie dans tout cela est qu’une grande majorité de chefs d’État et de gouvernement (de fait) orientée à droite applique un programme social-démocrate. C’est en quelque sorte l’Europe à l’envers et c’est a priori tant mieux.

Normes IFRS et IAS : Au coeur des critiques, les normes comptables dites IAS ou IFRS (International Financial Reporting Standards) (…) A chaque clôture de comptes trimestriels, les entreprises cotées doivent désormais reconnaître les pertes « potentielles » des titres qu’elles détiennent. A commencer par les banques, en vertu de la norme IAS 39 sur la comptabilisation des actifs et passifs financiers. (…) Lorsque les marchés dévissent, le mécanisme montre ses limites : il contraint les banques à traduire immédiatement dans leurs comptes la baisse des actifs qu’elles possèdent au lieu de leur laisser la possibilité d’étaler le choc dans le temps. Au risque d’exposer leurs bilans et leurs résultats à une très forte volatilité et, au final, d’aggraver la crise. (Extraits de l’article d’Alexandre Counis, « Bruxelles lance cette semaine la réforme des normes comptables », Les Echos daté du 13/10/08, p. 4)

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(Photo : Reuters)

Paul Krugman

octobre 14, 2008

De tous les prix Nobel, c’est celui d’économie qui m’a le plus interpellé. Souvent attribué à un ou à plusieurs chercheurs américains, celui de 2008 revient au professeur d’économie à l’université de Princeton, ouvertement à gauche et par ailleurs éditorialiste au New York Times : Paul Krugman. Il m’est parfois arrivé de lire une de ses chroniques dans le journal cité. Il est souvent incisif et pertinent dans son propos. A la fin du mois d’août, je lisais les bonnes feuilles de son dernier opus « L’Amérique que nous voulons », parues dans Le Monde daté du 26 août 2008. Trois propos avaient retenu mon attention :

L’argent est la colle forte du conservatisme de mouvement, essentiellement financé par une poignée de super-riches et un certain nombre de grandes entreprises qui ont quelque chose à gagner à la montée de l’inégalité, à la suppression de la fiscalité progressive, à l’abrogation de l’Etat-providence – bref, à un New Deal à l’envers. Revenir à la période antérieure aux politiques économiques qui limitent l’inégalité est, au fond, la raison d’être du conservatisme de mouvement.

(…)

Un message crucial de ce livre risque de mettre mal à l’aise de nombreux lecteurs : la grande raison de ce qui est arrivé au pays où j’ai grandi, c’est le racisme. C’est à cause de l’héritage de l’esclavage, le péché originel de l’Amérique, que nous sommes la seule économie avancée qui ne garantit pas les soins médicaux à ses citoyens. C’est à cause de l’hostilité des Blancs au mouvement des droits civiques que les Etats-Unis sont le seul pays avancé où un grand parti politique veut abroger l’Etat-providence.

(…)

Le conservatisme de mouvement a encore l’argent de son côté, mais cela n’a jamais suffi. Si tout reste possible dans l’élection présidentielle de 2008, on peut raisonnablement imaginer qu’en 2009 les Etats-Unis auront un président démocrate et une majorité démocrate solide au Congrès. De plus, si cette nouvelle majorité existe, elle sera beaucoup plus cohérente idéologiquement que la majorité démocrate des deux premières années de Bill Clinton, qui était une alliance difficile entre des libéraux du Nord et des conservateurs du Sud.

D’où la question : cette nouvelle majorité, que doit-elle faire? Ma réponse : elle doit, pour le bien du pays, suivre une politique résolument progressiste. Expansion de la sécurité sociale et réduction de l’inégalité. Un nouveau New Deal. Le coup d’envoi de ce programme, l’équivalent de la Caisse des retraites publiques au XXIe siècle, doit être l’assurance-maladie universelle – que tous les autres pays avancés ont déjà.

Dans son dernier propos, j’abondais pleinement dans son sens, au travers de mon message du 8 septembre où je mettais en évidence un possible « Obama, l’homme du New Deal ? » Vivement que son dernier ouvrage soit dans ma bibliothèque.

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(Photo : AP)

Le plan de sauvetage européen

octobre 13, 2008

La photo ci-dessus est celle du G4 qui s’est tenu le week-end précédent à Paris, à l’initiative de Nicolas Sarkozy. A ses côtés, Merkel, Brown, Berlusconi, Barroso, Juncker et Trichet semblaient un peu perdu, ce au sens propre comme au sens figuré. Une semaine après, soit le dimanche 12 octobre 2008, les chefs d’État et de gouvernement des pays de la zone euro ainsi que le Britannique Brown consacraient en grande partie le dernier principe strauss-khanien (cf. mon message du 10 octobre).

Les États s’engagent :

1°) à garantir les prêts interbancaires afin de mettre fin à crise de liquidité et

2°) à assurer la recapitalisation des banques qui seraient dans le besoin.

Coût de ce plan de sauvetage qui est indispensable pour redonner de la confiance aux parties impliquées sur l’état du marché : 1700 milliards d’euros. Cela justifie bien des mines plus décontractées des principaux protagonistes de ce plan (photo ci-dessous).

Pour un travail décent

octobre 11, 2008

C’est une information qui est un peu passée au second plan, voire à la trappe, en tous cas dans nos pays riches, pour les raisons sur lesquelles je ne reviendrais pas aujourd’hui. La date du lundi 7 octobre 2008 coïncidait avec la première Journée mondiale pour le travail décent. Un problème grave qu’est le travail « indécent » et par rapport auquel malheureusement les États concernés ne luttent pas ou pas assez, le manque de pressions internationales n’aidant certainement pas à améliorer la situation. Évidemment, cette situation ne touche pas que les pays du tiers monde, même s’ils sont les plus représentés dans cette problématique. Le principe du « deux poids, deux mesures » est évident lorsqu’on confronte la couverture médiatique de la crise boursière à celle de la crise du travail ainsi que (de façon plus éclatante) quand on compare les moyens qui sont alloués pour lutter contre ces deux crises.

Paris for President

octobre 11, 2008

Oui je sais, l’information est futile, mais elle m’a surprise,  elle m’a fait rire et par les temps qui courent, ça nous changent des (mauvaises) nouvelles. Je n’aurais jamais pensé pouvoir écrire son nom sur ce blog et je m’exécute sans plus attendre : Paris Hilton. Oui, vous ne revez pas, Paris Hilton les amis !!!

Que nous vaut cet intérêt si soudain pour une héritière ne manquant pas de faire la une d’une dizaine de magazines people à travers le monde chaque semaine. Je vous le donne en mille. Sous le prétexte d’une fausse campagne présidentielle dont elle est la protagoniste, Hilton a réalisé un clip détonnant avec Martin Sheen (l’acteur jouant le rôle du président dans la série A La Maison Blanche). Devinez !? Elle balance : notamment sur l’Irak (en se prononçant pour le retour des GI’s) et sur le problème des supbrimes. De facto, McCain en prend pour son grade ! La vidéo est ICI ! Vous en pensez quoi ?

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(Photo : Martin Schoeller pour le magazine Harper’s Bazar) 

Obama renforce son avance

octobre 10, 2008

La livraison des derniers sondages du très sérieux institut Gallup est arrivée. Quels enseignements peut-on en retenir ? Primo, lors du deuxième débat (sur les sujets économiques) opposant Barack Obama à John McCain, le candidat démocrate a été jugé le plus convainquant ! Secundo, de fait il maintient son avance qu’il avait creusé quelques jours avant ce débat. Actuellement, Obama est crédité de 52% d’intentions de vote contre 41% pour McCain. Espérons qu’il maintienne cette avance d’ici au 4 novembre, histoire d’éviter un biais difficilement tenu en compte (ou en tout cas difficilement mesurable) par les sondeurs et que j’énoncerais platement ainsi : dire au sondeur je voterai Obama et une fois devant les urnes préférer voter pour un blanc plutôt que pour un noir.

Strauss-Khan et la crise

octobre 10, 2008

Ça continue à craquer de partout aux USA et en Asie : Tokyo (- 10,64 %), Hong Kong (- 7,7 %), New York (- 7,33 %), Bangkok (- 7,27%). Alors que ça dégringolait moyennement hier en Europe : Bruxelles (- 3,75%), Francfort (- 2,53 %), Paris (- 1,55 %), Londres (- 1,21 %).

L’irrationalité continue à faire sa loi sur le marché. Cela à un tel point qu’elle pousse les économies des pays occidentaux tout droit vers la récession. On annonce une fin d’année et une année 2009 difficiles, avec une double conséquence à la clé : un ralentissement de l’activité économique et des incertitudes croissantes sur le marché de l’emploi, mais on éviterait la dépression (ayant des conséquences plus grave avec une forte augmentation du chômage).

Où va l’économie occidentale ? Vers sa perte diront certains. Vers plus de régulation du système bancaire et financier et tendant vers une nationalisation du système bancaire à terme, c’est souhaitable. Un sommet extraordinaire du G8 (probablement élargi) est nécessaire ! Il pourrait se tenir la semaine prochaine. Son rôle devrait être inédit. Il résiderait dans le fait de rassurer définitivement les marchés en consacrant probablement ce principe de régulation et de nationalisation.

Selon le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, l’économie pourrait connaitre une amélioration à la moitié de l’année 2009. Mais cette amélioration a un prix. Ce jeudi, il affirmait que :

La coopération et la coordination sont le prix du succès. Toutes les formes de coopération doivent être recommandées. Tout action solitaire doit être évitée, voire condamnée. (…) J’appelle les pays européens à travailler ensemble. Il n’y pas de solution nationale dans une crise comme celle-ci.

A l’intérieur de la crise immobilière

octobre 8, 2008

D’une crise immobilière, on est passé à une crise bancaire qui s’est aggravée en une crise boursière. Mais arrêtons nous un instant sur la genèse de la crise des pays riches (ou plus précisément sur sa première conséquence directe) qui occupe nos pensées actuellement. En 2007, on estimait à près de trois millions le nombre de foyers américains qui étaient touchés par la crise des subprimes et ceux-ci étant concrètement en situation de défaut de paiement. Evidemment, cela on ne s’oublie pas et c’est la raison de cet « instantané » d’aujourd’hui. Une image valant mieux que tous les discours, c’est cette photo d’Anthony Suau qui m’a interpellé ce week-end en parcourant Le Monde 2 et ayant pour légende :

Darin Roseberry, 46 ans, locataire, payait son loyer… mais son propriétaire ne remboursait plus son prêt, et le logement a été saisi. Darin a été expulsé avec ses deux filles, Ayuaunie, 1 an et demi, et Denise 20 ans. Leurs affaires ont été jetées sur le trottoir. Après une nuit dans le trottroir, ils se sont rendus dans un centre d’aide catholique, le 26 mars.

Une guerre peut engendrer des dommages collatéraux. Une crise le peut également et nous le constatons chaque jour. Mais plus fondamentalement, cette crise a appauvri une partie non négligeable du peuple américain et au-delà des réflexions et des analyses que nous avons ces derniers jours, nous ne l’oublions pas.

La crise, what else ?

octobre 7, 2008

Ce mardi, j’évite de traiter de la crise financière car on n’arrête pas d’en parler entre nous, dans les médias et j’en passe. Je n’ai jamais traité autant de sujets économiques de ma vie, comme quoi le sujet est préoccupant. Je crois d’ailleurs que cela apparaît clairement sur ce blog. Pour les avides de nouvelles, je les laisse en bas de ce message, en post-scriptum.

Mais qu’écrirais-je alors ce soir ?

La photo parle d’elle même. Je ne suis pas un pro-marketing, ni un amoureux du principe de la fidélisation, ou plus largement, encore moins un matérialiste, mais je trouve que cette marque de café que je ne présente plus fait fort avec ses clients. Quelle surprise ce matin en ouvrant ma boîte à message et surtout en lisant ce mail :

Nespresso vous propose une expérience unique et totalement inédite.

Parce que vous êtes membre du Club, vous avez le privilège de pouvoir décider quel sera le prochain film avec George Clooney.

Découvrez en avant-première exclusive sur notre site 2 films avec chacun une fin différente et choisissez celui que vous préférez.

Personnellement, j’ai choisi la première vidéo que j’ai trouvé trop marrante. Mais a priori, la seconde à plus de succès selon les derniers votes (64%).

P.-S. : Le Bel 20 a clôturé en nette baisse de 2,29 %, tiré vers le bas par KBC (-15,01 %) et Dexia (-12,46 %). L’action Fortis est suspendue pour une durée indéterminée. L’économie belge sera en récession à la fin de cette année. L’étude d’ING, « Focus on the Belgian economy » annonce une croissance négative du PIB aussi bien au troisième qu’au quatrième trimestre (Source : Le Soir).


GREVE NATIONALE

octobre 6, 2008

Ce lundi, ce n’est pas jour de foot mais bien jour de grève en Belgique. Tout le pays sera en grande partie paralysé. La cause est (et vous l’auriez deviné si vous n’étiez pas au courant) : la lutte pour le pouvoir d’achat ! Je ne suis pas de ceux qui disent que l’État belge ne fait rien en la matière. Pour autant cela semble insuffisant et surtout est-ce que cela fera bouger l’État pour mener des actions plus efficaces dans la lutte contre la vie chère ?

P.-S. : Ce blog prend de plus en plus des accents belges.

Fortis ou la déchéance de Lippens

octobre 6, 2008

Ce sont les deux informations qui ont bousculé le monde financier belge ce week-end.

La première est la cession des activés bancaires et assurances hollandaises de Fortis ainsi que la banque ABN AMRO à l’État hollandais. La seconde a été apprise dans la soirée de dimanche. Fortis passe sous contrôle français, la banque belge étant rachetée par la BNP Paribas.

La BNP prend 75% des parts de Fortis Belgique et 66% de celles de Fortis Luxembourg. C’est un échec et mat cuisant pour Maurice Lippens (en photo), qui a été le principal architecte du groupe Fortis ainsi que de sa stratégie (achat de ABN AMRO, investissements dans des titres en rapport avec les subprimes). Il est passé de la success-story belge à la perte d’identité de la plus importante banque du pays. Lui qui voulait en faire un grand du monde financier sur la scène européenne, Fortis passe du statut d’une des 20 plus importantes banques européennes à celle d’une filiale de la BNP.

Pour le symbole c’est évidemment dommage, mais au-delà de cela, vous me diriez (et j’abonde en votre sens), tant que cela maintient des emplois,… Maintenant, était-il vraiment nécessaire que l’Etat se désengage aussi vite ? La question reste posée.

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Source AFP : L’opération sera financée en actions du groupe BNP Paribas, dans le capital duquel la Belgique montera à hauteur de 10%, pour une valeur boursière estimée à 6,5 milliards d’euros. Le gouvernement luxembourgeois sera quant à lui présent à concurrence de 1,4% dans BNP Paribas.

Yv, keynésien ? Et vous ?

octobre 2, 2008

Avec toute cette crise financière, finalement et mon raisonnement tient en une simple question : n’est-ce pas Keynes qu’on devrait enfin « réhabiliter » dans notre économie (belge, européenne, mondiale) ?

Que dit Keynes ? J’en résume la pensé via cet extrait d’Alternatives Économiques  H.S. Pratique n° 31 (en page 16) : « Le marché livré à lui-même n’est pas autorégulateur, il engendre des crises et des dépressions. Le salut du système capitaliste réside alors dans la capacité de l’État à relancer l’activité économique, en maniant les taux d’intérêt et la dépense publique. Bref, le marché a besoin de l’intervention publique. »

En ce sens oui, je suis keynésien. Et vous ?