Archive for the ‘Le Carnet ciné’ Category

Pour ceux qui aiment Woody Allen

septembre 25, 2008

Ainsi que pour ceux qui ne l’aiment pas, je ne peux pas passer à côté du film très (très très) attendu par les critiques de mon magazine de cinéma préféré (Première) : Vicky Christina Barcelona. Ça flair le carton en Europe. Suivez la recette d’el maestro ! :

  1. Une photographie qui a l’air sublime.
  2. Comme d’habitude, on sort l’artillerie lourde avec un gros casting : Johansson, Cruz, Javier Bardem (qui crevait l’écran dans le dernier oscarisé des frères Coen) et la surprise du chef Rebecca Hall (la moins connue des quatre).
  3. Vous ajoutez à cela un scénar’ a priori en béton armé dont le camarade Woody à le secret, dont le résumé (signé CommeAuCinéma.com) est le suivant :
Deux amies américaines, Vicki et Christina, partent en vacances à Barcelone. Vicki est sur le point de se marier, mais les deux jeunes femmes rencontrent un peintre et son ex-femme qui vont les emmener dans une drôle d’aventure romantique.

Vous mélangez le tout. Et ça vous donne une critique élogieuse : New York Times, Premiere USA, CommeAuCinema.com, pour ne citer qu’eux. Vivement qu’il sorte ici (en Belgique le 29 octobre / en France le 8 octobre) pour que je puisse en reparler sur ce blog. Pas juste qu’on le voit après les français !

P.-S. : A rebours, la critique de Gael Golhen (Premiere France) est moins élogieuse. Pour ceux qui aiment la vidéo en HD, c’est ici.

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Cannes 2008

mai 15, 2008

J’avais promis que j’officierais de nouveau sur le blog dès ce soir, je m’exécute. Cela en ne traitant pas de Nicolas Sarkozy, il attendra bien le week end. A mon bon souvenir, la première version du blog de Yv avait justement pronostiqué la Palme d’or 2005. Je vais essayer de rééditer pareil exercice en mettant en avant un, deux ou trois films en compétition officielle, avant d’arrêter mon choix sur l’hypothétique Palme 2008.

Je commence en mettant les projecteurs sur un film dont j »attends la sortie depuis au moins 2 ans !!!! Les connaisseurs auront peut-être deviné. C’est le dernier Steven Soderbergh ayant pour titre CHE qui attire mon attention. En fait, pour être tout à fait précis, il s’agit de deux longs métrages : « The Argentine » et « Guerilla » (sorties prévues pour la fin 2008). Un sujet historique et politique avec un regard américain sur le parcours de Che Guevara, dont le rôle est assuré à l’écran par l’illustre Benicio Del Toro, rien que ça ! C’est un sujet en or pour le réalisateur et quand il peaufine son art, Soderbergh est souvent proche de l’excellence en terme de performance cinématographique.

Les bad boys américains sont de retour

avril 6, 2008

L’Italie attendra un jour de plus. Ce soir, le Carnet ciné reprend ses droits avec le retour tonitruant des mauvais garçons labellisés US ! Mon premier se déroule dans le nord de la Belgique et il a pour titre In Bruges. Dans le dernier film aux accents très britanniques de Martin McDonagh, deux tueurs à gage sont obligés par leur boss de mettre une parenthèse sur leurs activités pendant quelques jours dans la Venise du nord, ce après une opération qui aurait mal tournée. Les affaires se gâtent lorsque le boss donne dans le secret à chacun l’ordre de liquider son alter ego. Le film repose sur une belle distribution : les deux irlandais que sont Colin Farrell (qu’on ne présente plus) et Brendan Gleeson ainsi que l’excellent acteur anglais Ralph Fiennes (The Constant Gardener,…). Un film dans la tradition des Snatch, Le 51ème Etat, Lucky Number Sleven ou Smokin’ Aces, le genre déjanté à souhait comme on aime et les échos américains sont plus qu’encourageants : 3 étoiles dans les magazines Premiere US et Rolling Stones ! La sortie est prévue en Belgique et en France pour le 25 juin. Si je vous ai mis « en appétit », la bande-annonce est ici ==> IN BRUGES <==

Mon second est en preview dans Le blog de Yv (3), dans le sens où je le verrai à sa sortie ou quelques jours après. Il est basé sur une histoire vrai de matheux du MIT qui se décident à « plumer » quelques casinos de Las Vegas. On y retrouvera Kevin Spacey, Laurence Fishburne et le jeune anglais prometteur qui tient le premier rôle : Jim Sturgess. Il a pour titre Twenty One (ou Las Vegas 21) et il est attendu ici (en Belgique) le 16 avril et en France le 5 juin. Pour en savoir plus cliquez ==> 21 <==

Emmanuel Mouret

mars 4, 2008

un-baiser-sil-vous-plait.png

Il n’est pas facile de revenir sur un sujet plus léger tel que le cinéma, surtout après les différents sujets traités précédemment. Cela l’est encore moins lorsque l’auteur de ce message décide de traiter d’un réalisateur au travers de ses deux derniers films les plus aboutis jusqu’à aujourd’hui.

Emmanuel Mouret ! Pour certains, ce nom reste encore insignifiant. Pour d’autres, il n’évoque peut-être qu’un vague souvenir. Enfin, pour les plus avertis, cela n’engage donc que moi et plusieurs inconditionnels, Emmanuel Mouret est le « diamant brut » d’un genre cinématographique : la comédie romantique à la française. Après le remarquable Changement D’adresse, il nous est revenu en Belgique (deux mois de retard par rapport à la France, merci !) avec son dernier opus : Un Baiser S’il Vous Plaît. Il s’agit d’un film tout en finesse. L’intelligence d’écriture de l’auteur-réalisateur-acteur est à nouveau au rendez-vous. D’ailleurs ce n’est pas Olivier De Bruyn (Première) qui me contredira, surtout à la lecture de la dernière phrase (élogieuse) de sa critique : « La suite, s’il vous plaît! »

L’histoire en quelques mots : deux « meilleurs » amis (un homme et une femme) sont chacuns engagés dans une relation amoureuse. Le meilleur ami veut obtenir un baiser de son alter ego. Au travers de cette envie, Mouret porte à la réflexion du spectateur, sans une tentative d’imposer son opinion, la question suivante : Y a-t-il une frontière entre l’amitié et l’amour ? En corollaire à celle-ci, l’amitié homme/femme existe-t-elle ? Ce thème unverselle est très bien transposé à l’écran, même si la première partie du film me semble moins bien travaillée que la seconde. Autrement dit, Mouret passe de la pure narration classique dans le genre, parfois un peu trop légère à (et c’est là son tour de force) l’art maîtrisée de la tragi-comédie. Le film est porté par des actrices talentueuses : Virginie Ledoyen (sublime), Julie Gayet, Frédérique Bel et de bons acteurs Mouret, Michaël Cohen et Stefano Accorsi.

Les Français tiennent enfin leur « Woody Allen à la française »! Par ailleurs, ma surprise a été grande de constater que depuis sa sortie (le 13 février), Un Baiser S’il Vous Plaît n’est distribué que dans deux cinémas à Bruxelles : l’Arenberg et le Vendôme. Alors que Changement D’adresse était mieux favorisé (notamment via l’UGC).

Première

janvier 29, 2008

Au secours, je ne reconnais plus mon magazine ciné !!! Il est redevenu plus grand, mais je trouve qu’il ressemble un peu plus à Studio (euphémisme ? OUI !). Qui dit changement de format dit changement de prix tendant à la hausse (Youpi :-P).

@&$€???? Olivier De Bruyn a disparu du mensuel :,-(

Je crois qu’égoïstement ce message ne sera compris que par les lecteurs réguliers de Première.

Première 02.08

The Constant Gardener

janvier 28, 2008

The Constant Gardener

Ce lundi soir, je regardais sur La Une (RTBF) l’excellent The Constant Gardener, basé sur un roman de John Le Carré*. Sans avoir lu l’ouvrage, on peut parier, tellement j’ai trouvé l’opus de très bonne facture, qu’il a été correctement transposé à l’écran. Le film est haletant, (sur)prenant, très bien documenté et faisant écho, en toile de fond, aux problèmes que connaît le continent Africain et même s’il date de 2005 nous ramenant encore aujourd’hui à de tristes réalités. On peut citer parmi les thématiques traités : l’utilisation par certaines entreprises pharmaceutiques d’une partie de la population de ces pays comme « échantillon » de nouveaux vaccins, ce qui ne va pas sans risque et sans poser des questions d’ordre éthique. La thématique du sida y est également évoquée et je n’ai pas pu m’empêcher de penser au Swaziland, un Etat africain où presque un jeune adulte sur deux est touché par le virus, facteur amplifiant le nombres d’enfants orphelins. La fin du film renvoie explicitement à la problématique du Darfour. J’en parlais il y a deux ans, peu de changements entre-temps, ou plus justement ils ont été poussifs, malgré une « opinion publique » relativement favorable à une intervention dans la région.

*Cela me donnant envie de lire le dernier.