Archive for the ‘Le Dico Pol 2008’ Category

Nationalisation

septembre 30, 2008

N

Aujourd’hui on peut entrer un nouveau mot dans le Dico Pol 2008 du blog.

Nationalisation : n.m., en politique économique, ce mot désigne le fait que l’État par (r)achat de parts devienne propriétaire exclusif ou partiel d’une entreprise privée, ce qui en change de fait la nature,  cette dernière ayant subi le transfert de son capital du privé au public ou (c’est le cas de pour Fortis) l’entrée de l’État dans son capital.

N.B. : Pour éviter tout débat sémantique, j’ai privilégié une définition au sens large.

Commentaire : Quand rien ne va plus, le privé est obligé de se tourner vers l’Etat. N’en déplaise au néolibéraux, c’est la revolución !!! C’est la folle et plus qu’intéressante leçon de cette crise dont personne ne voit la fin. On l’a vu aux Etats-Unis (avec un plan de sauvetage qui a été rejeté par les républicains, ce au moment où j’écris ces lignes), on le voit dans nos contrées. Le contexte économique morose lié aux effets des subprimes et les investissements qu’elle y a consacrés (Fortis a perdu 2 milliards € dans ces opérations), la forte indigestion d’une acquisition (ABN AMRO) plombant un peu plus ses comptes, des spéculateurs jouant avec le feu cela entraînant une irrationnalité dans le marché,…  Ce sont les principaux ingrédients constituant le cocktail ayant fait plonger le cours de la banque belge Fortis à son plus bas historique et qui oblique la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg à intervenir afin d’éviter le pire. Nul ne sait de quel avenir sera fait demain. Mais il va s’en dire que si les prédictions de Soros devaient s’avérer justes, sans vouloir tomber dans un catastrophisme, on assisterait peut-être à un basculement dans l’histoire économique mondiale jamais atteint auparavant.

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Université d’été de la Rochelle

septembre 2, 2008

U

Aujourd’hui on peut entrer un nouveau mot ou plus exactement une nouvelle expression dans le Dico Pol 2008 du blog.

Université d’été de la Rochelle : Événement de 3 jours officialisant la rentrée politique des socialistes en France, où la forme et les tractations priment plus sur le fond. Pour la forme, il y a l’affichage des ténors du parti dans les médias. Pour ce qui est des tractations, ce sont les coulisses, là où se font et se défont les alliances dans l’optique de maintenir ou d’accroître son influence au sein du parti. Enfin, le fond qui est le plus important et le plus délaissé par les médias, car probablement considéré (à tort ?) comme le moins « attirant ». Le fond est constitué d’une vingtaine d’ateliers où sont débattu de multiples sujets politiques. Ainsi, l’université d’été permet aux militants d’enrichir leur(s) réflexion(s). Je retiens l’un des plus intéressants, l’atelier 16 : Quelle politique économique et sociale de gauche ?

Secrétaire d’Etat

mars 26, 2008

clerfayt.jpg

S

Secrétaire d’Etat : expression masculine désignant un membre du gouvernement sous la tutelle d’un ministre, se voyant octroyer une ou plusieurs compétentes spécifiques sur lesquelles il exerce son autorité.

Commentaire : La définition est simple et dépourvue d’ambiguïté. Pourtant, en Belgique, à la suite de la formation de notre gouvernement, celle-ci semble avoir fait l’objet en pratique d’un contournement bizarre. Il est à mettre à l’actif de la droite francophone (le MR). Soucieuse à la fois de maintenir aux yeux de son électorat une influence politique au sein du gouvernement et de satisfaire chaque composante interne au parti, le MR a flanqué au gouvernement belge deux pseudos secrétaires d’Etat. Le premier, Monsieur Bernard Clerfayt (en photo) a été nommé secrétaire d’Etat adjoint au ministre des Finances; le ministre n’étant autre que son chef de parti Didier Reynders. Autant dire que la marge de manoeuvre de Clerfayt est des plus étroites (euphémisme ?) et que si on devait suivre cette logique à la lettre, beaucoup de numéros deux de ministères devraient monter au rang de secrétaire d’Etat. Autre bizarrerie droitière : la nomination d’Olivier Chastel à la fonction de secrétaire d’Etat chargé de la Préparation de la présidence européenne. Ici encore, pour le dire trivialement, la ficelle est grosse. Car, qu’adviendra-t-il de ce secrétaire à la fin de ladite Présidence.

Artifice, vous avez dit artifice. La complexité du jeu politique belge à pour pendant, parfois, le fait de laisser des plus perplexes d’aucuns de ses observateurs (dont je fais humblement partie).

LE DICO POL 2008

février 18, 2008

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Chères lectrices et chers lecteurs, je vous annonce que ce blog s’enrichit d’une nouvelle rubrique (ou catégorie, c’est selon) ayant pour intitulé complet : Le Dictionnaire Politique 2008. Le principe est simple. Au travers d’un mot (que je définis du mieux que je peux et que vous pouvez commenter à l’infini via l’espace réservé à cet effet) j’explicite une tendance en la mettant en corrélation avec l’actualité du moment.

B

Bling-bling : adj. m., onomatopée et anglicisme, désignant un style précis, celui de la manifestation à quasi outrance des richesses personnelles. Ce terme est très répandu dans le hip-hop depuis les années 80.

Synonyme : brillant, frimeur, chic, clinquant, péteux.

Commentaire : L’exemple le plus connu est N.S., cliquez → ici pour la démonstration.

M

Marketing politique : n.m., tactique basée sur l’usage d’un discours ciblé auprès d’une catégorie précise de l’électorat dans la finalité pour celui qui l’emploie d’obtenir au moins la sympathie au mieux l’adhésion de ce public.

Exemple : Losrque Nicolas Sarkozy annonce son intention de faire porter à chaque élève de CM2 la mémoire d’un enfant juif parmi les 11 000 de France déportés et assassinés par les nazis. La cible prioritairement visée peut être identifiée comme étant la communauté juive. On peut élargir la cible en y ajoutant d’autres segments de la population probablement convoités, en particulier celui des militants contre le racisme. Cela étant, il me semble qu’une proposition plus large et sans calcul politique, telle qu’un cours obligatoire traitant de différents génocides dans l’histoire, de l’étude de leurs ressorts allant de pair avec la promotion des principes antiracistes, eut été plus salutaire. Ce cours devant être dispensé à des élèves dont l’esprit critique commencerait à se développer. Il serait souhaitable de traiter de cela de façon approfondie dans des classes dont les élèves auraient entre 15 et 17 ans. Du reste, cela ferait une belle « proposition de loi » à l’échelle européenne.