Posts Tagged ‘Belgique’

Maladresses diplomatiques

décembre 2, 2008

LEBANON/

Je ne vous parle pas de « l’émission portrait » d’Alain Souchon que j’ai loupé ce lundi soir et je ne vous parle plus d’Hillary Clinton qui a été nommée secrétaire d’Etat. Non, aujourd’hui je traiterais volontiers d’une histoire belge ou plus exactement belgo-américaine qui a secoué notre petit monde la semaine passée.

Plus précisément, le principal protagoniste est notre ministre de la Défense en Belgique. Le sujet : ses frasques à l’étranger et leurs dommages collatéraux. Pour résumer, du 17 au 24 novembre, Pieter De Crem était en voyage à New York. Durant celui-ci, il participe à une soirée bien arrosée dans un bar de la ville. Il s’en suit la publication par une blogueuse belge travaillant dans ce bar d’un message rendant l’histoire publique. En conséquence de cette mauvaise publicité, notre blogueuse Nathalie Lubbe Bakker se fait licencier. Pis, quelques jours après, De Crem enfonce le clou en considérant les blogs comme un phénomène dangereux. Pour couronner le tout, on apprend que l’essentiel de ses rendez-vous (initialement prévus à New York) avait été annulé quelques jours avant son départ, ce pour cause de déplacement de ses réunions à Genève. Tollé chez les politiques belges qui critiquent De Crem. Mais le mal est fait !

Résultat des courses : on a un licenciement, la démonstration d’une dérive proche de l’abus de pouvoir (pourquoi partir à New York quand on est attendu à Genève) et mon tout crée un « buzz » international dû au fait d’un seul homme. Qui dit mieux ?

P.-S. : Si les blogueurs étaient dangereux, les photographes le seraient-ils également. En photo De Crem ne serait-il pas pris en flagrant alcoolisme !? Je ne serais pas d’aussi mauvaise foi et aussi mauvais joueur que Pieter de Crem. Il était juste en pleine dégustation d’une bonne bière belge, lors de sa visite aux soldats (belges) de la paix des Nations Unies, fin août 2008 à Beyrouth.

(Photo : Mohamed Azakir/Reuters)

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La crise, what else ?

octobre 7, 2008

Ce mardi, j’évite de traiter de la crise financière car on n’arrête pas d’en parler entre nous, dans les médias et j’en passe. Je n’ai jamais traité autant de sujets économiques de ma vie, comme quoi le sujet est préoccupant. Je crois d’ailleurs que cela apparaît clairement sur ce blog. Pour les avides de nouvelles, je les laisse en bas de ce message, en post-scriptum.

Mais qu’écrirais-je alors ce soir ?

La photo parle d’elle même. Je ne suis pas un pro-marketing, ni un amoureux du principe de la fidélisation, ou plus largement, encore moins un matérialiste, mais je trouve que cette marque de café que je ne présente plus fait fort avec ses clients. Quelle surprise ce matin en ouvrant ma boîte à message et surtout en lisant ce mail :

Nespresso vous propose une expérience unique et totalement inédite.

Parce que vous êtes membre du Club, vous avez le privilège de pouvoir décider quel sera le prochain film avec George Clooney.

Découvrez en avant-première exclusive sur notre site 2 films avec chacun une fin différente et choisissez celui que vous préférez.

Personnellement, j’ai choisi la première vidéo que j’ai trouvé trop marrante. Mais a priori, la seconde à plus de succès selon les derniers votes (64%).

P.-S. : Le Bel 20 a clôturé en nette baisse de 2,29 %, tiré vers le bas par KBC (-15,01 %) et Dexia (-12,46 %). L’action Fortis est suspendue pour une durée indéterminée. L’économie belge sera en récession à la fin de cette année. L’étude d’ING, « Focus on the Belgian economy » annonce une croissance négative du PIB aussi bien au troisième qu’au quatrième trimestre (Source : Le Soir).


GREVE NATIONALE

octobre 6, 2008

Ce lundi, ce n’est pas jour de foot mais bien jour de grève en Belgique. Tout le pays sera en grande partie paralysé. La cause est (et vous l’auriez deviné si vous n’étiez pas au courant) : la lutte pour le pouvoir d’achat ! Je ne suis pas de ceux qui disent que l’État belge ne fait rien en la matière. Pour autant cela semble insuffisant et surtout est-ce que cela fera bouger l’État pour mener des actions plus efficaces dans la lutte contre la vie chère ?

P.-S. : Ce blog prend de plus en plus des accents belges.

Fortis ou la déchéance de Lippens

octobre 6, 2008

Ce sont les deux informations qui ont bousculé le monde financier belge ce week-end.

La première est la cession des activés bancaires et assurances hollandaises de Fortis ainsi que la banque ABN AMRO à l’État hollandais. La seconde a été apprise dans la soirée de dimanche. Fortis passe sous contrôle français, la banque belge étant rachetée par la BNP Paribas.

La BNP prend 75% des parts de Fortis Belgique et 66% de celles de Fortis Luxembourg. C’est un échec et mat cuisant pour Maurice Lippens (en photo), qui a été le principal architecte du groupe Fortis ainsi que de sa stratégie (achat de ABN AMRO, investissements dans des titres en rapport avec les subprimes). Il est passé de la success-story belge à la perte d’identité de la plus importante banque du pays. Lui qui voulait en faire un grand du monde financier sur la scène européenne, Fortis passe du statut d’une des 20 plus importantes banques européennes à celle d’une filiale de la BNP.

Pour le symbole c’est évidemment dommage, mais au-delà de cela, vous me diriez (et j’abonde en votre sens), tant que cela maintient des emplois,… Maintenant, était-il vraiment nécessaire que l’Etat se désengage aussi vite ? La question reste posée.

___

Source AFP : L’opération sera financée en actions du groupe BNP Paribas, dans le capital duquel la Belgique montera à hauteur de 10%, pour une valeur boursière estimée à 6,5 milliards d’euros. Le gouvernement luxembourgeois sera quant à lui présent à concurrence de 1,4% dans BNP Paribas.

Le cas Dexia

octobre 1, 2008

La situation semblait critique. On en a vu des acteurs politiques et économiques entrer dans nos salons ce mardi soir, ne fusse qu’en regardant le journal télévisé belge de la RTBF et celui de France 2. Dans le premier, on a vu défilé le Premier ministre Yves Leterme et le président démissionnaire de Dexia Axel Miller. Dans le second, on avait le président de la BCE Jean-Claude Trichet.

Après le mauvais cocktail Fortis qui a impliqué l’heureuse entrée du Benelux dans son capital à hauteur de 11,2 millliards €, c’est au tour de Dexia de se voir secourir par la Belgique, la France et le Luxembourg, en augmentant leur part dans son capital via l’injection de 6,4 milliards €.

Le cocktail Dexia est assez proche de celui de Fortis (explicité dans mon précédent message). (1°) Une acquisition de FSA (une institution américaine spécialisée dans le rehaussement de crédit) qui s’est avérée empêtrée dans les subprimes (encore eux) auquel s’ajoute (2°) des spéculateurs à l’affût d’un nouveau coup financier. L’addition de ces deux ingrédients entraîne la panique dans les marchés et des problèmes de liquidité pour l’entreprise. La diminution d’argent disponible dans les caisses en espèce et en terme d’actions (par la chute vertigineuse de son cours) la rendait plus vulnérable à un certain terme. Histoire d’anticiper l’effet néfaste des rumeurs sur la solidité financière de la banque, les États se devaient de réagir.

3 leçons sont à retenir :

– Les subprimes font plus de mal que prévu en frappant deux banques de dépôt de niveau international qui se sont brûlées les doigts à force de trop se diversifier.

– On doit repenser le rôle de l’État dans les entreprises. C’est bien beau de privatiser, mais je persiste à croire que cela ne constitue pas un mal que l’État (même minoritaire) soit actionnaire dans certaines grandes entreprises, cela peut notamment permettre d’éviter certaines erreurs stratégiques aux conséquences parfois désastreuses.

– Le président du FMI Dominique Strauss-Khan a raison en disant dans une interview qu’il accordait au JDD ce dimanche :

Les gouvernements de la planète, tous les gouvernements, pas seulement ceux des pays riches, ont intérêt a se servir du FMI pour cela (NDBdYv : conduire une régulation renforcée de la finance mondiale). Nous avons été créés en 1944 comme une sorte de service public mondial. Nous sommes les gardiens d’un bien public global: la stabilité financière, au service de l’économie. En 1944, ce qui menaçait, c’était l’anarchie monétaire. Aujourd’hui, il faut faire face, en plus, à l’anarchie financière: l’opacité, la cupidité, l’irresponsabilité d’un système qui s’est developpé sans rapport avec l’économie réelle… La finance doit être contrôlée. Nous sommes prêts à le faire si on nous en donne le mandat. Nous sommes dans notre rôle, et je le revendique.

Nationalisation

septembre 30, 2008

N

Aujourd’hui on peut entrer un nouveau mot dans le Dico Pol 2008 du blog.

Nationalisation : n.m., en politique économique, ce mot désigne le fait que l’État par (r)achat de parts devienne propriétaire exclusif ou partiel d’une entreprise privée, ce qui en change de fait la nature,  cette dernière ayant subi le transfert de son capital du privé au public ou (c’est le cas de pour Fortis) l’entrée de l’État dans son capital.

N.B. : Pour éviter tout débat sémantique, j’ai privilégié une définition au sens large.

Commentaire : Quand rien ne va plus, le privé est obligé de se tourner vers l’Etat. N’en déplaise au néolibéraux, c’est la revolución !!! C’est la folle et plus qu’intéressante leçon de cette crise dont personne ne voit la fin. On l’a vu aux Etats-Unis (avec un plan de sauvetage qui a été rejeté par les républicains, ce au moment où j’écris ces lignes), on le voit dans nos contrées. Le contexte économique morose lié aux effets des subprimes et les investissements qu’elle y a consacrés (Fortis a perdu 2 milliards € dans ces opérations), la forte indigestion d’une acquisition (ABN AMRO) plombant un peu plus ses comptes, des spéculateurs jouant avec le feu cela entraînant une irrationnalité dans le marché,…  Ce sont les principaux ingrédients constituant le cocktail ayant fait plonger le cours de la banque belge Fortis à son plus bas historique et qui oblique la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg à intervenir afin d’éviter le pire. Nul ne sait de quel avenir sera fait demain. Mais il va s’en dire que si les prédictions de Soros devaient s’avérer justes, sans vouloir tomber dans un catastrophisme, on assisterait peut-être à un basculement dans l’histoire économique mondiale jamais atteint auparavant.

On commence à y voir clair

septembre 23, 2008

Mais que se passe-t-il dans le plat pays qui est le mien ?

On respire un peu ou beaucoup, enfin, à mon avis cela dépend de quelle frontière linguistique on se situe. Le parti du premier ministre belge Yves Leterme, le CD&V (démocratie chrétienne flamande), divorce du N-VA (le parti nationaliste flamand).

Ce dernier (jusqu’à hier membre du gouvernement fédéral) était à l’origine des dernières crises qui ont traversé la Belgique après les élections législatives de 2007. Avec le N-VA de Bart De Wever en moins dans le gouvernement fédéral (et en moins dans celui de la Région flamande), peut-on pour autant envisager des négociations « normales » de communauté à communauté en vue d’obtenir une nouvelle réforme de l’Etat (tendant probablement vers le confédéralisme) ? Rien n’est moins sûr.

Mais ici, on espère que la dernière crise est passée avant les élections régionales et les européennes de 2009 et en bonus des législatives anticipées si et seulement si on était dans l’impace en matière de réforme de l’Etat et de ses institutions. Au demeurant, de la situation politique, on commence à voir (un peu plus) clair.

P.-S. : Je vous laisse avec l’excellente interview de Vincent de Coorebyter.

Daerden

avril 25, 2008

En Belgique cette semaine, 3 nouvelles font mouche : le Standard champion de D1, l’inflation du prix du paquet de frites et la dernière vidéo du Ministre wallon du Budget, des Finances, de l’Equipement et du Patrimoine Michel Daerden. Au plus il a bu ou au plus il donne l’impression d’être saoul (essayez de décrypter le dosage du calcul politique semble mission impossible), au plus il est populaire.

Breaking News : Belgium

avril 1, 2008

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On apprend via La Libre Belgique d’aujourd’hui en page 5 qu’on passerait d’un gouvernement de 15 ministres et 7 secrétaires d’Etats à cette même configuration à laquelle on additionnerait 11 nouveaux secrétaires d’Etat !!! On passerait ainsi de 22 à 33 membres au gouvernement ! On dirait la belle affaire ou la belle inflation. Sauf que, il était trop gros ! Quoi donc ? Le délicieux poisson d’avril que La Libre tentait de nous faire déguster mais il était vraiment impossible à avaler. 😉

Secrétaire d’Etat

mars 26, 2008

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S

Secrétaire d’Etat : expression masculine désignant un membre du gouvernement sous la tutelle d’un ministre, se voyant octroyer une ou plusieurs compétentes spécifiques sur lesquelles il exerce son autorité.

Commentaire : La définition est simple et dépourvue d’ambiguïté. Pourtant, en Belgique, à la suite de la formation de notre gouvernement, celle-ci semble avoir fait l’objet en pratique d’un contournement bizarre. Il est à mettre à l’actif de la droite francophone (le MR). Soucieuse à la fois de maintenir aux yeux de son électorat une influence politique au sein du gouvernement et de satisfaire chaque composante interne au parti, le MR a flanqué au gouvernement belge deux pseudos secrétaires d’Etat. Le premier, Monsieur Bernard Clerfayt (en photo) a été nommé secrétaire d’Etat adjoint au ministre des Finances; le ministre n’étant autre que son chef de parti Didier Reynders. Autant dire que la marge de manoeuvre de Clerfayt est des plus étroites (euphémisme ?) et que si on devait suivre cette logique à la lettre, beaucoup de numéros deux de ministères devraient monter au rang de secrétaire d’Etat. Autre bizarrerie droitière : la nomination d’Olivier Chastel à la fonction de secrétaire d’Etat chargé de la Préparation de la présidence européenne. Ici encore, pour le dire trivialement, la ficelle est grosse. Car, qu’adviendra-t-il de ce secrétaire à la fin de ladite Présidence.

Artifice, vous avez dit artifice. La complexité du jeu politique belge à pour pendant, parfois, le fait de laisser des plus perplexes d’aucuns de ses observateurs (dont je fais humblement partie).

Belgique : fin de la phase transitoire

mars 19, 2008

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Cette fois ça y est, on peut l’écrire sans ambages : nous aurons un gouvernement définitif dès le 22 mars au soir. En effet, les différents partis (CD&VN-VA, VLD, MR, CDH et PS) membres de ce qui fait encore office aujourd’hui de gouvernement provisoire se sont entendus sur un accord fondé sur le minimalisme. Cet accord fera l’objet d’un vote de confiance au Parlement ce samedi. Auparavant, il aura été plus que probablement approuvé à la majorité après sa lecture (ce jeudi 20 mars) par notre futur nouveau Premier ministre Yves Leterme (en photo).

Pour autant, pas de quoi pleinement pavoiser. Le futur gouvernement à couché sur papier les grandes lignes de son action dans les mois et les années à venir. De fait, il n’a pas su détailler et il n’a point chiffré sa politique. Les principes étant acquis, les mécanismes permettant leur application concrète feront l’objet d’un savant mélange de négociations et d’arbitrages. Une vision de gauche s’opposera à une vision de droite en matière de réforme fiscale, qui est a fortiori l’indispensable levier dans la lutte contre la baisse du pouvoir d’achat. Comment atteindre 200.000 emplois en 4 ans, au-delà du simple fait de s’appuyer sur les résultats attendus de la croissance ? En parallèle à ces deux défis, les négociations sur la réforme de l’Etat se poursuivront, avec pour épilogue la présentation (en juillet) de son second volet par les personnes qui l’auront élaboré. La réforme fiscale, la réduction du chômage et la réforme de l’Etat sont les trois obstacles sur lesquelles nos gouvernants ne peuvent pas buter, sous peine de vivre une crise encore plus grande que celle connue précédemment.

Espérons que nos gouvernants méditeront moult fois le propos de Caroline Gennez (la présidente du SP.A, le groupe des socialistes flamands qui sera dans l’opposition) et qu’ils s’en inspireront dans chacun de leurs actes posés au travers de ce nouveau gouvernement : « Je ne veux pas la fin de la Belgique. Je veux un pays qui reste fort, un Etat solide, pour gérer tous ensemble ce qu’on appelle la « question sociale », la solidarité, la Sécu, les pensions à venir. Moi, j’aime ce pays, avec Bruxelles, capitale européenne ouverte à tous. Nous serions stupides de sacrifier tout ça. »*

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*Propos provenant d’un entretien qu’elle a accordé au Soir daté du mardi 18 mars 2008.

I’m a lonesome belgian,…

mars 13, 2008

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A la devinette précédent ce message, il fallait répondre : il s’agit d’une image qui a pour but de promouvoir une image (plus?) attractive de la Belgique pour les investisseurs étrangers. Croyez-vous que 6 mois sans gouvernement ont contribué (voire ont poussé) au lancement de cette opération de charme ? Pour plus d’informations, cliquez ici !

Il mérite une statue

février 27, 2008

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Qui ? Mais Guy Verhofstadt (VLD / droite) évidemment, le Premier ministre belge ad interim qui transmettra le flambeau à Yves Leterme (CD&V – N-VA / centre-droit) à la fin du mois de mars. Récapitulons en ordre décroissant : ce mardi il a réussi à trouver le milliard manquant pour constituer le budget de l’Etat, ce lundi le comité des sages s’est entendu sur un accord minimal sur la réforme de l’Etat (ou si vous préférez ces sages se sont accordés sur les préludes d’une réforme institutionnelle probablement plus large), à la fin du mois de décembre il arrivait à imposer un gouvernement transitoire. La Belgique connaît enfin un dénouement favorable à une crise inédite dans son histoire.

Certes, les mesures avancées pour redonner du pouvoir d’achat aux plus modestes ne sont pas suffisantes. Certes, on ne sait pas encore vers quel coalition le pays se dirige pour le 21 mars. Certes, les tensions communautaires peuvent resurgir dans quelques mois. Mais pour une fois, je ne bouderais pas mon plaisir en marquant ma satisfaction sur le retour au principe du « compromis à la belge », en saluant le talent d’un véritable homme d’Etat et ce dernier propos reste quelque peu savoureux car venant d’un très humble homme de gauche vis-à-vis d’un grand leader de droite.

P.-S. : Dans un an, on prend les paris que Guy Verhofstadt sera le Président de l’UE des 27 !??