Posts Tagged ‘Dexia’

La crise, what else ?

octobre 7, 2008

Ce mardi, j’évite de traiter de la crise financière car on n’arrête pas d’en parler entre nous, dans les médias et j’en passe. Je n’ai jamais traité autant de sujets économiques de ma vie, comme quoi le sujet est préoccupant. Je crois d’ailleurs que cela apparaît clairement sur ce blog. Pour les avides de nouvelles, je les laisse en bas de ce message, en post-scriptum.

Mais qu’écrirais-je alors ce soir ?

La photo parle d’elle même. Je ne suis pas un pro-marketing, ni un amoureux du principe de la fidélisation, ou plus largement, encore moins un matérialiste, mais je trouve que cette marque de café que je ne présente plus fait fort avec ses clients. Quelle surprise ce matin en ouvrant ma boîte à message et surtout en lisant ce mail :

Nespresso vous propose une expérience unique et totalement inédite.

Parce que vous êtes membre du Club, vous avez le privilège de pouvoir décider quel sera le prochain film avec George Clooney.

Découvrez en avant-première exclusive sur notre site 2 films avec chacun une fin différente et choisissez celui que vous préférez.

Personnellement, j’ai choisi la première vidéo que j’ai trouvé trop marrante. Mais a priori, la seconde à plus de succès selon les derniers votes (64%).

P.-S. : Le Bel 20 a clôturé en nette baisse de 2,29 %, tiré vers le bas par KBC (-15,01 %) et Dexia (-12,46 %). L’action Fortis est suspendue pour une durée indéterminée. L’économie belge sera en récession à la fin de cette année. L’étude d’ING, « Focus on the Belgian economy » annonce une croissance négative du PIB aussi bien au troisième qu’au quatrième trimestre (Source : Le Soir).


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Le cas Dexia

octobre 1, 2008

La situation semblait critique. On en a vu des acteurs politiques et économiques entrer dans nos salons ce mardi soir, ne fusse qu’en regardant le journal télévisé belge de la RTBF et celui de France 2. Dans le premier, on a vu défilé le Premier ministre Yves Leterme et le président démissionnaire de Dexia Axel Miller. Dans le second, on avait le président de la BCE Jean-Claude Trichet.

Après le mauvais cocktail Fortis qui a impliqué l’heureuse entrée du Benelux dans son capital à hauteur de 11,2 millliards €, c’est au tour de Dexia de se voir secourir par la Belgique, la France et le Luxembourg, en augmentant leur part dans son capital via l’injection de 6,4 milliards €.

Le cocktail Dexia est assez proche de celui de Fortis (explicité dans mon précédent message). (1°) Une acquisition de FSA (une institution américaine spécialisée dans le rehaussement de crédit) qui s’est avérée empêtrée dans les subprimes (encore eux) auquel s’ajoute (2°) des spéculateurs à l’affût d’un nouveau coup financier. L’addition de ces deux ingrédients entraîne la panique dans les marchés et des problèmes de liquidité pour l’entreprise. La diminution d’argent disponible dans les caisses en espèce et en terme d’actions (par la chute vertigineuse de son cours) la rendait plus vulnérable à un certain terme. Histoire d’anticiper l’effet néfaste des rumeurs sur la solidité financière de la banque, les États se devaient de réagir.

3 leçons sont à retenir :

– Les subprimes font plus de mal que prévu en frappant deux banques de dépôt de niveau international qui se sont brûlées les doigts à force de trop se diversifier.

– On doit repenser le rôle de l’État dans les entreprises. C’est bien beau de privatiser, mais je persiste à croire que cela ne constitue pas un mal que l’État (même minoritaire) soit actionnaire dans certaines grandes entreprises, cela peut notamment permettre d’éviter certaines erreurs stratégiques aux conséquences parfois désastreuses.

– Le président du FMI Dominique Strauss-Khan a raison en disant dans une interview qu’il accordait au JDD ce dimanche :

Les gouvernements de la planète, tous les gouvernements, pas seulement ceux des pays riches, ont intérêt a se servir du FMI pour cela (NDBdYv : conduire une régulation renforcée de la finance mondiale). Nous avons été créés en 1944 comme une sorte de service public mondial. Nous sommes les gardiens d’un bien public global: la stabilité financière, au service de l’économie. En 1944, ce qui menaçait, c’était l’anarchie monétaire. Aujourd’hui, il faut faire face, en plus, à l’anarchie financière: l’opacité, la cupidité, l’irresponsabilité d’un système qui s’est developpé sans rapport avec l’économie réelle… La finance doit être contrôlée. Nous sommes prêts à le faire si on nous en donne le mandat. Nous sommes dans notre rôle, et je le revendique.