Posts Tagged ‘Obama’

Yes He is

janvier 20, 2009

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Hillary Clinton secrétaire d’Etat

novembre 22, 2008

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Je vous l’annonçais en milieux de semaine (ici), ce sera officiel au plus tard après Thanksgiving (tout un symbole) tombant le 27 novembre.

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(Source : The New York Times / Photo : Reuters)

Hillary Clinton en premier choix

novembre 19, 2008

Elle est le premier choix de Barack Obama. En effet, le vendredi 14 novembre à Chicago, on peut clairement avancer qu’Hillary Clinton se serait vu proposer le poste de secrétaire d’État. Depuis ce jour, les spéculations vont bon train. Il est évident que l’ancienne candidate à la Maison blanche donnerait son consentement à une telle nomination. L’accord aurait pu être vite réglé. Mais un problème de taille subsiste dans la nomination d’Hillary Clinton et il a pour seul prénom celui de son mari : Bill !

Conflit d’intérêts et transparence

Monsieur Clinton a créé une association : la William J. Clinton Foundation. Celle-ci est active dans différents domaines tels que : la lutte contre le sida, la lutte contre le changement climatique, le développement agricol dans certains états africains,… La William J Clinton Foundation reçoit des dons ayant pour source des personnes privées, des enteprises et des institutions publiques. Au moins ces deux dernières constituent l’obstacle. Selon le New York Times, l’année passée, cette fondation s’est vue octroyer des fonds provenant de la famille royale saoudienne, du roi du Maroc, d’une fondation liée aux Émirats Arabes Unis et des gouvernements du Koweït et du Qatar.

Le conflit d’intérêts est évident. Comment Madame Clinton pourrait exercer une mission diplomatique indépendante lorsque la fondation de son mari dépendrait de subsides de pays avec lesquels elle interagirait. De fait, la condition majeure pour que l’ancienne First Lady entre au gouvernement serait que les époux fassent montre de transparence financière et par extension que Bill Clinton dévoile l’identité de ses donateurs.

Sous la tutelle de Biden !?

Quel retournement de situation. Le poste le plus convoité des USA n’est pas loin d’être détenu par celle qu’on attendait le moins. Deux anciens ambassadeurs des État-Unis à l’ONU que sont Bill Richardson et Richard Holbrooke (un des principaux artisans des négociations de paix en Bosnie-Herzégovine) auraient largement mérité pareille promotion. Les noms de deux poids lourds du Parti démocrate étaient également avancés : John Kerry et Al Gore. Le premier cité est candidat, pour ce qui est du second cela me semble peu probable. Il est intéressant de constater que Barack Obama choisisse une personne qui s’est affichée plus pro-israélienne que lui. Obama ayant joué habilement sur les deux tableaux (à la fois pro-israélien et plus conciliant que d’autres à l’égard du monde arabe, pour plus de détails voir ici).

Cela étant, la ou le prochain secrétaire d’Etat devra composer avec Joe Biden, le nouveau Vice-Président (VP), « expert » en politique internationale et ancien président du Comité des affaires étrangères du Sénat. Il aura clairement (et plus que d’autres anciens VP) son mot à dire dans les orientations diplomatiques des État-Unis, ce en respectant la chaîne de commandement typiquement américaine : Président – VP – secrétaire d’État.

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(Photo : John Moore/Getty Images)

Le Making of (4)

novembre 17, 2008

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Michèle Cotta était invitée pour son dernier ouvrage (Cahiers secrets de la Ve République, Tome II) dans l’émission de Yves Calvi, Nonobstant, sur France Inter. Cette excellente journaliste politique disait sur son rapport à l’écriture :

C’est une sorte de névrose, il ne faut pas se leurrer, il ne faut pas se faire d’illusion, c’est une névrose. C’est à dire que quand on n’écrit pas, on est en faute par rapport à quelque chose. Donc quand je n’ai pas écrit effectivement pendant trois ou quatre jours, je m’en veux beaucoup.

Évidemment, je ne me comparerais pas à l’illustre Madame Cotta, pour autant vous aurez remarquez que ces temps-ci, depuis le dernier Making of (annonçant la rentrée officielle de Blog de Yv), le propos est plus régulier. Certains auront également remarqué un souci particulier apporté à la photographie et à sa légende (en fin de texte).

Obama mania

obama-cutIl est toujours là, il fascine toujours autant, il continue à faire la une des journaux. Il est ce qu’on pourrait appeler (en terme de presse) un bon client. Il dope les audiences des journaux et même celles de mon blog. Cela étant, via la spéciale USA, je ne crois pas avoir viré dans un excès ou dans un autre, tout en affichant bien entendu mes opinions.

Et Sarko, on n’en parle plus ?

Ça fait étrange de ne plus s’intéresser à lui depuis si longtemps. Cela étant, on en traite dans les discussions qu’on peut avoir entre nous et je reconnais que ces derniers temps, ici en Belgique, certains sont assez conciliant à son égard. Certes, il a très bien géré la crise financière et je n’ai point dit le contraire ici. Mais, je crois que n’importe quel président d’une grande puissance en exercice et qui aurait eu la présidence de l’UE en aurait fait autant. D’ailleurs, je trouve qu’on a plutôt minimisé côté français le rôle important qu’a joué le Premier ministre britannique Gordon Brown durant cette crise.

Plus largement, l’exercice du pouvoir sarkozien connaît toujours beaucoup de raisons d’insatisfaction. Pour cette semaine, on annonce quatre grèves majeures : dans l’enseignement, chez Air France, à la SNCF et à la Poste. Ce qui incite Bernard Thibaut à dire que « il y a une urgence à se pencher sur la situation sociale » ! S’ajoute à cela, notamment, l’échec annoncé de sa politique de rénovation des banlieues. Bref, la liste pourrait être  plus longue, mais je reviendrais plus largement sur cela dans un message prévu d’ici à la fin du mois.

Belgique & previews

C’est vrai que je traite toujours aussi peu de sujets belges, allez comprendre pourquoi. Il faudra bien que j’y revienne prochainement. A suivre sur Le Blog de Yv (3) :

– La crise au Congo (en deux parties).

– Le PS français.

– Une retour sur les USA (en rubrique « Ce qui fait débat ») et Mr Vice President (Joe Biden) d’ici à la fin du mois.

P.-S. : Ils ne font pas souvent l’actualité et pourtant leur combat est essentiel. Les personnes suivantes ont été lauréates du Prix des Défenseurs des Droits humains 2008 de Human Rights Watch :

Bo Kyi, co-fondateur d’Assistance Association of Political Prisoners, Birmanie (Association d’aide aux prisonniers politiques) ;

Mathilde Muhindo, qui lutte pour que le viol ne soit plus utilisé comme une arme de guerre en République démocratique du Congo ;

Abd al-Rahman al-Lahim, avocat des droits humains en Arabie Saoudite ;

Sunila Abeysekera, fondatrice du groupe sri lankais pour les droits humains INFORM ; et

Umida Niazova, journaliste ouzbèke qui a couvert les événements d’Andijan.

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(Photo Generation O : Fred R. Conrad & Sally Ryan/The New York Times)

(Photo Obama : Trim Hair Salon in Venice, California/Flickr)

L’instantané du mois

novembre 10, 2008

Le lundi, Yves relâche la pression sur son blog. Alors qu’à Bruxelles il pleut et le temps est fortement venteux, aux States, Barack Obama était reçu par George W. Bush à la Maison blanche afin d’aviser le premier du fonctionnement interne de la présidence et des dossiers brûlants qui l’accueilleront à son entrée en fonctions le 20 janvier. L’image est belle.

P.-S. : Promis, dès ce mardi je traite d’un sujet de fond, pas improbable qu’il y ait au menu un certain PS français.

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(Photo : Reuters)

Fin de la spéciale USA

novembre 6, 2008

obama-ny-nyt-110408Elle y était à New York (du fait qu’elle y vit), à Times Square (plus précisément), ce le soir de l’élection de Barack Obama. Elle l’a supporté jusqu’au bout, sans excès mais avec une grande conviction. Je ne vous dirais pas qui elle est, hormis le fait que c’est une amie. Il n’y a pas meilleure manière de conclure la semaine spéciale USA sur Le Blog de Yv (3). Dire qu’il y a deux ans (le 9 novembre 2006), je parlais pour la première fois d’Obama sur Le Blog de Yv (version 2, à voir ICI) en ces termes :

Sans préjuger d’une victoire démocrate pour 2008, les résultats du mid-term sont de bon augure pour le parti ayant pour emblème un âne. Peut-on déjà rêver d’un ticket démocrate gagnant Hillary Clinton – Barak Obama ? En cas de victoire, Bill deviendrait-il the First Gentleman » ?

Cette belle séquence américaine a fait que je n’ai pas encore eu le temps de traiter d’autres sujets forts importants comme la crise au Congo (aujourd’hui à Nairobi se tiendra un sommet Kabila – Kagame), le congrès socialiste de Reims (aujourd’hui les militants votent pour la motion leur semblant la plus « progressiste ») et j’en passe. Je reviendrais sur ces sujets prochainement.

P.-S. : Il va falloir que je change de bannière pour mon blog. J’hésite entre en créer une nouvelle et conserver l’ancienne.

BARACK OBAMA, Mr PRESIDENT !

novembre 5, 2008

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HISTORIQUE, MAGNIFIQUE, RÉVOLUTIONNAIRE ! Est ce que tous les superlatifs en français et en anglais réunis suffiront pour qualifier la victoire de Barack Obama ? J’en étais certain à la veille du scrutin et ils ont pu le faire. Ils l’ont élu. C’est une victoire large et rare dans l’histoire des élections présidentielles. Obama a transcendé son camp. Il a réussi à réunir une Amérique souvent bipartisane. D’un point de vue personnel, Barack Obama a remporté un plébiscite impressionnant auprès des grands électeurs et de facto auprès des électeurs. L’onde de choc est plus importante que la prévision des sondages. Pour le Parti démocrate, le succès est total à la Chambre et au Sénat. En bref, la victoire est absolue pour Obama. La page du bushisme est définitivement tournée. Je ne boude pas mon plaisir par rapport à ce résultat.

Cela étant, restons lucide. Obama est dans une situation peu aisée au regard du triple contexte national, économique et international.

National car ses promesses sont lourdes de sens (je le dis positivement). S’il s’en tient à ses propositions, il va devoir notamment apporter des réformes sociales, favorisant la création d’un système de santé plus juste, tendant vers l’universalité; baisser les impôts des ménages modestes ou encore augmenter le salaire minimum.

Economique car il va devoir résoudre les effets de la crise au niveau national et au niveau international en participant à la réforme du système capitaliste.

International car certes il sera multilatéraliste, plus à l’écoute des autres pays du monde, sans pour autant ne s’occuper que de cela, vue la tâche immense qui l’incombe dans son pays et il n’oubliera pas de faire passer les intérêts de son pays avant ceux des autres, comme cela a souvent été le cas dans l’histoire des présidences américaines. Ce bémol n’enlève rien au fait qu’il sera plus conciliant. Il sera intéressant de voir sa tentative de dialogue avec l’Iran. Mais si les iraniens étaient amener à le « snober », je doute fort que le multilatéralisme fasse long feu. Il sera aussi intéressant de voir son action par rapport à l’Afghanistan, une de ses priorités en matière de politique étrangère, qu’il considère comme le creuset du terrorisme. Par ailleurs, il fermera le camp de la honte : Guantanamo. Ecologiquement, il a prôné une lutte sans précédent contre le réchauffement climatique, je suis curieux de voir l’application de ses solutions.

Obama n’est pas le Messie, il aura beaucoup de travail, mais quel plaisir d’être le témoin d’une double rupture aux États-Unis d’Amérique : la rupture par rapport conservatisme et plus important encore la rupture par rapport aux vieux démons de l’Amérique, ceux du racisme, qui ont traversé son histoire de sa période la plus sombre de l’esclavagisme au jour d’aujourd’hui. Le symbole est doublement fort. On se sent tous un peu américain aujourd’hui.

Thank you for hope, Mister President, and please don’t deceive your country and the world.

Obama sera président

novembre 4, 2008

Ça y est, nous y sommes. Plus que quelques heures et nous saurons qui de Barack Obama ou de John McCain sera le nouveau président des États-Unis. Comme on a pu le constater ces derniers jours, sur le plan du suffrage universel, Obama est loin devant. Les projections sur l’obtention des voix des grands électeurs lui semblent aussi favorable. Enfin, il semblerait l’emporter dans les 3 États pivots (swing States) que constituent la Floride, l’Ohio et la Pennsylvanie.

Mister President

C’est rare, mais pour une fois je ne prendrais pas les précautions d’usage et j’assume la prise de risque. Je ne tournerais pas autour du pot plus longtemps. Obama sera le vainqueur de ces élections. il me semble difficilement pensable, malgré le facteur raciste, que Barack Obama passe à côté de la présidence.

Il semblerait qu’une majorité du peuple américain veuille mettre aux manettes de l’exécutif et du législatif les démocrates et ainsi tourner les pages de huit années de bushisme. Dans le cas contraire, l’Amérique serait confrontée pour la première fois à l’échelle nationale à un phénomène de racisme sans précédent, car comment expliquer autrement un écart (en cas de victoire de McCain) aussi grand entre l’intention de vote et la réalité de celui-ci.

Gentleman et synonyme d’espoir

Ce mardi, les américains peuvent faire le choix du premier président noir des États-Unis, disposant d’un inconstatable charisme et doué d’une grande intelligence. A priori, Barack Obama a déjoué tous les pièges durant cette campagne électorale.

Souvent, il a adopté une attitude posée dans chacun des sujets qu’il a abordé. Il n’a jamais fait l’usage des coups bas, contrairement à son adversaire et plus particulièrement à sa colistière. Le 18 mars, il a prononcé un discours que d’aucuns considèrent comme le meilleur qu’il ait exposé durant sa carrière, en mettant clairement en évidence une Amérique blanche et noire, multiraciale, pourfendant et bannissant le racisme.

Durant sa campagne, Barack Obama a prôné la vision d’une Amérique capable de surmonter la crise économique, prompte à réduire les inégalités, se définissant ainsi pour le retour d’un État fédéral fort guidé par le principe de la réforme sociale. Il donne l’espoir en une nouvelle Amérique, celle ouverte à un profond changement.

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(Photo : David Burnett/Contact Press Images)

Breaking News !!!

novembre 3, 2008

Dernière ligne droite et dernier sondage, il date du 2 novembre et il provient de l’institut Gallup. Obama est toujours loin devant avec un crédit 53% contre 40% pour McCain. Selon les sondeurs de Gallup, lorsque les électeurs indécis sont adjoints proportionnellement aux deux candidats afin d’affiner le sondage, l’évaluation passe à 55% pour Obama contre 44% pour McCain. Les jeux seraient-ils fait ? Le vote des grands électeurs sembleraient aussi favorable à Obama. Pour être élu, le candidat démocrate est censé obtenir les voix de 270 grands électeurs. Il en obtiendrait 291 selon la dernière projection du New York Times. Les jeux seraient-ils fait ?

P.-S. : Ma modeste analyse est prévue dans la nuit de lundi à mardi.

Obama reste loin devant

octobre 30, 2008


Breaking News : Ce sont les dernières livraisons dont nous disposons et le moins que l’on puisse dire est que les indicateurs sont tous au vert pour un seul des deux candidats à la présidence. Selon le dernier Gallup, Barack Obama maintient toujours une avance de 9 points sur John McCain, 51% pour le premier contre 42% pour le second. Depuis la fin du mois de septembre, le candidat républicain n’a jamais réussi à rattraper son retard sur son adversaire. Pis, les Démocrates emporteraient la majorité dans les deux assemblées que constituent la Chambre et le Sénat. Enfin, lorsqu’on analyse la carte des États, Barack Obama remporterait les voix des 270 grands électeurs nécessaires pour être président des USA. Il semblerait que le besoin de changement soit total chez nos voisins de l’autre rive de l’Atlantique. Mais la seule vérité sera celle du vote de mardi. J’ai hâte d’y être, pas vous !?

P.-S. : Ma dernière et modeste analyse sur les élections est prévue pour dimanche ou lundi (dans la rubrique Ce qui fait débat, comme c’est de coutume pour pareil propos)

(Sources : Gallup, The New York Times)

Le Clip du mois

octobre 29, 2008

Il n’y a qu’aux States qu’on trouve cela !!! C’est bien fait, c’est funky, c’est du gros dossier et c’est le clip du mois. Un peu de hip-hop pro-Obama à J-6 des élections. Thank you MC Yogi.

P.-S. : Demain, on redevient plus « sérieux » en analysant (notamment) les derniers sondages.

Paul Krugman

octobre 14, 2008

De tous les prix Nobel, c’est celui d’économie qui m’a le plus interpellé. Souvent attribué à un ou à plusieurs chercheurs américains, celui de 2008 revient au professeur d’économie à l’université de Princeton, ouvertement à gauche et par ailleurs éditorialiste au New York Times : Paul Krugman. Il m’est parfois arrivé de lire une de ses chroniques dans le journal cité. Il est souvent incisif et pertinent dans son propos. A la fin du mois d’août, je lisais les bonnes feuilles de son dernier opus « L’Amérique que nous voulons », parues dans Le Monde daté du 26 août 2008. Trois propos avaient retenu mon attention :

L’argent est la colle forte du conservatisme de mouvement, essentiellement financé par une poignée de super-riches et un certain nombre de grandes entreprises qui ont quelque chose à gagner à la montée de l’inégalité, à la suppression de la fiscalité progressive, à l’abrogation de l’Etat-providence – bref, à un New Deal à l’envers. Revenir à la période antérieure aux politiques économiques qui limitent l’inégalité est, au fond, la raison d’être du conservatisme de mouvement.

(…)

Un message crucial de ce livre risque de mettre mal à l’aise de nombreux lecteurs : la grande raison de ce qui est arrivé au pays où j’ai grandi, c’est le racisme. C’est à cause de l’héritage de l’esclavage, le péché originel de l’Amérique, que nous sommes la seule économie avancée qui ne garantit pas les soins médicaux à ses citoyens. C’est à cause de l’hostilité des Blancs au mouvement des droits civiques que les Etats-Unis sont le seul pays avancé où un grand parti politique veut abroger l’Etat-providence.

(…)

Le conservatisme de mouvement a encore l’argent de son côté, mais cela n’a jamais suffi. Si tout reste possible dans l’élection présidentielle de 2008, on peut raisonnablement imaginer qu’en 2009 les Etats-Unis auront un président démocrate et une majorité démocrate solide au Congrès. De plus, si cette nouvelle majorité existe, elle sera beaucoup plus cohérente idéologiquement que la majorité démocrate des deux premières années de Bill Clinton, qui était une alliance difficile entre des libéraux du Nord et des conservateurs du Sud.

D’où la question : cette nouvelle majorité, que doit-elle faire? Ma réponse : elle doit, pour le bien du pays, suivre une politique résolument progressiste. Expansion de la sécurité sociale et réduction de l’inégalité. Un nouveau New Deal. Le coup d’envoi de ce programme, l’équivalent de la Caisse des retraites publiques au XXIe siècle, doit être l’assurance-maladie universelle – que tous les autres pays avancés ont déjà.

Dans son dernier propos, j’abondais pleinement dans son sens, au travers de mon message du 8 septembre où je mettais en évidence un possible « Obama, l’homme du New Deal ? » Vivement que son dernier ouvrage soit dans ma bibliothèque.

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(Photo : AP)

Obama renforce son avance

octobre 10, 2008

La livraison des derniers sondages du très sérieux institut Gallup est arrivée. Quels enseignements peut-on en retenir ? Primo, lors du deuxième débat (sur les sujets économiques) opposant Barack Obama à John McCain, le candidat démocrate a été jugé le plus convainquant ! Secundo, de fait il maintient son avance qu’il avait creusé quelques jours avant ce débat. Actuellement, Obama est crédité de 52% d’intentions de vote contre 41% pour McCain. Espérons qu’il maintienne cette avance d’ici au 4 novembre, histoire d’éviter un biais difficilement tenu en compte (ou en tout cas difficilement mesurable) par les sondeurs et que j’énoncerais platement ainsi : dire au sondeur je voterai Obama et une fois devant les urnes préférer voter pour un blanc plutôt que pour un noir.

Première Manche pour Obama

septembre 29, 2008

Breaking news : Les jeux ne sont pas encore fait, pour autant selon le dernier sondage Gallup succédant le premier débat télévisé entre les deux candidats à la Maison Blanche, Barack Obama creuse l’écart de 8 points sur son adversaire John McCain, 50% d’opinions favorables pour le premier contre 42% pour le second. La première manche lui est victorieuse en attendant la deuxième qui se tiendra le mardi 7 octobre à 20h00 (soit pour nous le mercredi 8 octobre très tôt le matin) . Je retiens en terme de rhétorique pour Barack Obama trois propos qui ont fait mal à McCain :

– Nous avons beaucoup entendu parler de Wall Street, mais « Main Street » (l’homme de la rue) a aussi beaucoup souffert de cette crise et cela pourrait avoir un énorme impact sur tous les secteurs de notre économie. L’homme de la rue se demande quel impact cela aura sur sa vie, sa retraire, son logement, sur son emploi et ses possibilités financières pour financer les études universitaires de ses enfants.

– Nous devons également reconnaître qu’il s’agit là du verdict de huit années de politique économique désastreuse menée par George Bush et soutenue par le sénateur McCain.

– Au moment où la guerre a commencé, vous aviez dit qu’elle serait facile et rapide ; vous aviez dit qu’on savait où se trouvaient les armes de destruction massive. Vous aviez tort. Vous aviez dit qu’on serait accueillis en libérateurs. Vous aviez tort. Vous aviez dit qu’il n’y avait jamais eu de violences entre les chiites et les sunnites. Et vous aviez tort.

Le cliché du mois (USA)

septembre 26, 2008

A circonstance exceptionnelle, cliché exceptionnel ! George Bush, Barack Obama, John McCain et Sarah Palin étaient sous le même objectif, dans le cadre de l’accord national sur le plan de sauvetage du secteur financier américain. Avec tout ça, je ne sais toujours pas si le premier débat télévisé entre Obama et McCain aura bien lieu ce week-end !!!?

Obama, les swing States et l’économie

septembre 24, 2008

Breaking news : Ca balance dans la courbe des sondages et sur la carte électorale des États-Unis en faveur de Barack Obama. Évidemment, je ne le dirais jamais assez, une photo instantanée prise à un instant T est commentée sur ce blog, en l’occurrence celle de ces deniers jours. Que nous dit-elle ?

1°) Le dernier sondage Gallup nous donne un léger avantage à Obama, cela à hauteur de 47% contre 44% pour John McCain.

2°) Dans les swing states, ces États où rien n’est fait et où une bonne partie des élections se jouent, ça balance encore plus. Selon la dernière carte du New York Times, sur un besoin de l’obtention du vote de 270 grands électeurs, Obama est légèrement en tête. Selon ces projections, il obtiendrait le soutient de 238 grands électeurs contre 227 pour son adversaire; ce sans qu’il ne puisse être pronostiqué comme vainqueur par ce type de sondage, la variable incertaine des swing states jouant pleinement son rôle.

3°) L’économie est peut-être le tournant qui sera favorable à Barack Obama. La crise financière s’étant accentuée ces derniers jours, celle-ci lui donne raison dans la manière d’appréhender les dossiers économiques et sociaux (au travers d’un État plus présent), McCain semblant en décrochage dans ses réponses apportées (confiance aux marchés et moins d’État).

11 septembre 2008

septembre 12, 2008

Le temps s’est arrêté sur la campagne présidentielle pour des raisons qui se comprennent logiquement. C’est un moment digne qui se passe de commentaires.

Ça tangue pour Obama

septembre 8, 2008

Breaking news : Un sondage en chasse un autre et ce dernier fait tanguer Obama. Celui de Gallup du 7 septembre enterre celui du 6 septembre. Il est consécutif au discours de John McCain concluant la convention républicaine. Il donne McCain gagnant à raison de 48% contre 45% pour Obama. Serait-ce un rebond qui s’inscrirait dans la durée ? Personnellement je ne pense pas, on aura encore d’autres chassés-croisés sur la courbe des sondages quasi quotidiens.

Léger avantage pour Obama

septembre 8, 2008

Enfin nous y sommes. Barack Obama et John McCain ont été « adoubés » tour à tour lors de la convention organisée par leur parti respectif. Chaque convention a été un moment important pour chaque candidat dans la conquête de l’électorat américain.

McCain drague sa droite

John McCain s’était positionné tout au long de sa campagne dans le rôle d’un franc-tireur centriste. Durant la convention du Parti républicain, il a opéré un léger virage  en donnant des gages à la droite républicaine via le choix de sa colistière Sarah Palin (gouverneur de l’État de l’Asaska). Il était frappant de voir que cette dernière n’avait pas besoin durant la convention républicaine de s’étendre sur ses convictions. Son CV relayé par les médias parlait pour elle : pour la poursuite de la réduction des impôts (qui a surtout profité aux plus riches sous l’ère Bush), hostile à l’avortement, pour l’enseignement du créationnisme à l’école. A priori, Mc Cain veut jouer sur les deux tableaux : clairement à droite en ne concédant rien sur la thématique des « valeurs » qui avait tellement bien réussi à Bush en 2004, et ostensiblement au centre en jouant le rôle de rassembleur, dépassant les dogmes partisans sur certains sujets de société. Cela malgré quelques opinions tranchées qu’il affiche, telle celle en matière d’immigration (John McCain est opposé à toute régularisation massive).

Obama, l’homme du New Deal ?

La convention du Parti démocrate était teintée d’émotions au travers du vibrant discours de Ted Kennedy. Elle était aussi l’occasion de faire la démonstration de l’unité du parti. Les époux Clinton n’ont fait montre d’aucune ambiguïté dans leur soutien à l’égard de Barack Obama. Le choix de Joe Biden à la vice-présidence est judicieux à plus d’un titre. Fort de son expérience à la présidence du Comité des affaires étrangères au Sénat, il tort le coup à tous ceux qui utilisaient l’argument d’inexpérience d’un éventuel leadership démocrate à la tête du pouvoir exécutif. Biden permet également à Obama de mieux capter les voix des cols bleus et des personnes âgées plus enclines à voter Clinton et qui suite à sa défaite étaient plus séduits par le discours de McCain.

Obama imprime le tempo dans cette campagne. Il se déclarait l’homme du changement, McCain l’a suivi dans cette rhétorique en se déclarant comme tel dernièrement. Contrairement à 2004, la thématique des valeurs ainsi que celle de la guerre en Irak prennent moins d’importance. Les aspects intérieurs, plus précisément ceux sociaux et économiques prévalent. Barack Obama se prononce pour une relance de l’économie par des investissements publics dans les sources d’énergies renouvelables et par la réduction des impôts pour 95% des membres des foyers exerçant un emploi. Il propose également d’augmenter les impôts de ceux qui gagnent plus de 250.000 $ annuellement. D’un point de vue social, il se prononce pour un meilleur système de santé, qui serait meilleur marché et accessible à tous, tendant ainsi vers un système de couverture maladie universelle. De facto, Barack Obama prône la vision d’une Amérique capable de surmonter la crise économique, prompte à réduire les inégalités. Autrement dit, sans qu’il l’ait dénommé ainsi, le candidat démocrate pourrait instaurer une sorte de « New Deal » du 21ème siècle. C’est pour tous cela que je pense qu’Obama dispose d’un léger avantage sur son adversaire et que malgré toutes les variations de sondages que l’on connaîtra d’ici au 4 novembre, il l’emportera sur McCain.

Léger avantage pour Obama dans les sonsages

Il reste à Barack Obama deux mois pour convaincre et tous les indicateurs semble tourner (pour l’instant) en sa faveur. Les derniers sondages donnent Obama légèrement en tête par rapport à McCain (47% contre 45% selon le dernier barômètre Gallup daté du 6 septembre). Il l’emporterait notamment chez les hispaniques et chez les femmes. Par contre, il est clairement devancé par McCain auprès des cols bleus et des hommes blancs. Pour ce qui est des personnes âgées, les deux candidats sont au coude à coude dans la dispute de cet électorat. Pour autant son avance reste faible, donc rien n’est acquis pour le candidat démocrate.

OBAMA FOR CANDIDATE

juin 5, 2008

« On devrait attendre au plus tôt et officieusement le 3 juin (jour des dernières primaires du Montana et du Dakota du Sud) afin de connaître le leader démocrate » écrivais-je prudemment le 17 avril dernier. Cette fois c’est officiellement que je peux l’écrire : c’est un métisse de 46 ans, incarnant à la fois le rêve américain et le changement, qui sera le leader du Parti démocrate américain. Historique !

Barack Obama attire, il fascine, il fait couler beaucoup d’encre, généralement positivement ou objectivement, bref il ne laisse pas indifférent. Nul besoin de revenir sur les raisons de son succès, pour bien faire je vous renvois à mes précédents messages sur la campagne démocrate. La prochaine étape sur son agenda est la prise de la Maison blanche ! Il est prévu une dizaine de débats télévisés entre Barack Obama et John McCain afin de permettre aux électeurs américains de voir plus clair dans le « jeu politique ». Ces débats auront une importance stratégique non négligeable pour Obama qui devra combler son déficit auprès de deux catégories de l’électorat américain : 1°) le populaire blanc et 2°) celui des personnes âgées. C’est auprès de celles-ci que se jouera une des principales clés des élections présidentielles.

La démocratie américaine est ainsi faite, capable de dégager parmi les politiciens expérimentés un quadragénaire compensant son relatif manque d’expérience par une grande intelligence doublée d’un charisme hors pair. Par ces primaires, les démocrates américains ont démontré leur capacité à se projeter vers une présidence américaine assurée par un homme à la peau noire. L’Amérique toute entière y parviendra-t-elle ? La réponse est fortement attendue le 4 novembre 2008.