Posts Tagged ‘Peillon’

PS, le mauvais scénario

novembre 22, 2008

C’est le scénario qu’on n’attendait pas. C’est celui que même le plus mauvais des scénaristes n’aurait jamais imaginé. Royal / Aubry, c’est fifty-fifty. Sur 67.413 voix, la première obtient 50,02 %, et la seconde en remporte 49,98 %. Plus parlant est le fait de dire que 42 voix font l’infime différence entre les deux candidates.

Le parti est coupé en deux.

Aubry réclame la victoire, Royal la conteste en envisageant d’user de tous les recours qui lui sont ouverts dans le parti. Il faut absolument trouver une solution de rassemblement et s’entendre sur le nom de quelqu’un qui puisse joindre les deux camps, car les socialistes ne peuvent pas se payer le luxe de déchirements internes pendant des jours, voire des semaines, ne fusse qu’au regard du contexte national et du de la situation international. Ma petite solution serait que les deux femmes se réunissent pour désigner « un troisième homme » faisaint la synthèse entre les deux motions, même s’il est marqué royaliste, un Vincent Peillon ferait l’affaire. On peut rêver. On peut aussi imaginer une Aubry secrétaire nationale flanquée de deux adjoints royalistes : Valls et Peillon.

Je limite mes hypothèses à ces deux-ci. Soit dit en passant, objectivement, c’est un demi échec pour Aubry qui n’a pas réussi à additionner tous les reports de voix des militants des motions d’Hamon et de Delanoë et de fait un demi gain pour Royal qui a bénéficié durant toute la campagne d’une dynamique relativement importante, sans que celle-ci soit décisive.

A suivre,…

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Parti Socialiste (1ère partie)

novembre 12, 2008

Ségolène Royal veut prendre la tête du parti

Mercredi, enfin Yves aborde le sujet délicat du congrès de Reims et plus globalement de l’avenir du PS français.

Hier ou avant-hier, je vous aurais annoncé que Vincent Peillon était bien parti pour être le premier secrétaire du parti. Aujourd’hui, la situation a changé. Ségolène Royal a réfléchi et elle va annoncer aujourd’hui ou demain son intention de briguer la direction du PS. Le choix des motions par les adhérents, c’était la partie idéologique, la partie certainement la plus intéressante. Le choix du premier secrétaire, c’est la partie tactique, plus centrée sur les personnes.

En optant pour sa propre candidature, Ségolène Royal enterre les ambitions des quadras, comme c’est de tradition dans un parti incapable de faire preuve d’audace en donnant les rênes à une nouvelle génération. Peillon, Montebourg, Valls, Caresche, Gorce (autrement dit les bébés Jospin) devront attendre d’être cinquantenaire pour passer au premier plan. Car prendre la tête du parti, c’est inévitablement prendre une option sur les élections présidentielles de 2012. L’une des explications de la victoire de Royal est justement celle d’avoir réussi à réunir cette « jeune » génération autour d’elle. Implicitement, le fait que sa motion soit passée en tête du vote des militants était une manière de lui dire : place aux « jeunes » ! Elle va à l’encontre de ce message et personnellement je trouve cela dommage.

Royal prend la décision la plus tactique de sa carrière : devenir première secrétaire pour maîtriser le parti et plus que jamais consolider son statut de candidate potentielle pour 2012. Elle va également à l’encontre de Gérard Collomb et Jean Noël Guerrini, ses principaux soutiens à la signature de sa motion E. Ces deux derniers sont les présidents des deux plus puissantes fédérations régionales du PS. Il y avait un deal entre eux qu’on peut exposer comme suit : tu cèdes le secrétariat national à autrui et on te soutient corps, âmes et fédérations pour 2012. La donne aurait changé.

Passera-t-elle ? Probablement. Sauf si tous ses adversaires se décidaient à se liguer contre elle durant le congrès. Bref, les négociations vont bon train. Comme vous avez pu le constater en titre, vous aurez droit très prochainement à d’autres épisodes concernant le PS, notamment un traitant des aspects idéologiques.

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(Photo : Getty Images)

Royal en tête avec sa motion

novembre 7, 2008

Breaking news : C’est l’information qui va faire du bruit chez les socialistes voire dans la gauche française. La motion de Ségolène Royal est arrivée en tête du vote des militants (à hauteur de 29%, quatre points devant celle de Delanoë et celle d’Aubry), ce dans l’optique à la fois de définir l’orientation idéologique du PS et (surtout) de la désignation de son nouveau premier secrétaire national. Ce succès constitue une surprise mais à moitié, car on entendait depuis quelques jours la possible désignation à la tête du parti (après tractations) de l’excellent Vincent Peillon (royaliste / il est à gauche de Royal sur la photo). Je reviendrai la semaine prochaine sur le sujet, avec une modeste analyse, à quelques jours du congrès de Reims.

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(Photo : AP)