Archive for septembre 2008

Nationalisation

septembre 30, 2008

N

Aujourd’hui on peut entrer un nouveau mot dans le Dico Pol 2008 du blog.

Nationalisation : n.m., en politique économique, ce mot désigne le fait que l’État par (r)achat de parts devienne propriétaire exclusif ou partiel d’une entreprise privée, ce qui en change de fait la nature,  cette dernière ayant subi le transfert de son capital du privé au public ou (c’est le cas de pour Fortis) l’entrée de l’État dans son capital.

N.B. : Pour éviter tout débat sémantique, j’ai privilégié une définition au sens large.

Commentaire : Quand rien ne va plus, le privé est obligé de se tourner vers l’Etat. N’en déplaise au néolibéraux, c’est la revolución !!! C’est la folle et plus qu’intéressante leçon de cette crise dont personne ne voit la fin. On l’a vu aux Etats-Unis (avec un plan de sauvetage qui a été rejeté par les républicains, ce au moment où j’écris ces lignes), on le voit dans nos contrées. Le contexte économique morose lié aux effets des subprimes et les investissements qu’elle y a consacrés (Fortis a perdu 2 milliards € dans ces opérations), la forte indigestion d’une acquisition (ABN AMRO) plombant un peu plus ses comptes, des spéculateurs jouant avec le feu cela entraînant une irrationnalité dans le marché,…  Ce sont les principaux ingrédients constituant le cocktail ayant fait plonger le cours de la banque belge Fortis à son plus bas historique et qui oblique la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg à intervenir afin d’éviter le pire. Nul ne sait de quel avenir sera fait demain. Mais il va s’en dire que si les prédictions de Soros devaient s’avérer justes, sans vouloir tomber dans un catastrophisme, on assisterait peut-être à un basculement dans l’histoire économique mondiale jamais atteint auparavant.

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Première Manche pour Obama

septembre 29, 2008

Breaking news : Les jeux ne sont pas encore fait, pour autant selon le dernier sondage Gallup succédant le premier débat télévisé entre les deux candidats à la Maison Blanche, Barack Obama creuse l’écart de 8 points sur son adversaire John McCain, 50% d’opinions favorables pour le premier contre 42% pour le second. La première manche lui est victorieuse en attendant la deuxième qui se tiendra le mardi 7 octobre à 20h00 (soit pour nous le mercredi 8 octobre très tôt le matin) . Je retiens en terme de rhétorique pour Barack Obama trois propos qui ont fait mal à McCain :

– Nous avons beaucoup entendu parler de Wall Street, mais « Main Street » (l’homme de la rue) a aussi beaucoup souffert de cette crise et cela pourrait avoir un énorme impact sur tous les secteurs de notre économie. L’homme de la rue se demande quel impact cela aura sur sa vie, sa retraire, son logement, sur son emploi et ses possibilités financières pour financer les études universitaires de ses enfants.

– Nous devons également reconnaître qu’il s’agit là du verdict de huit années de politique économique désastreuse menée par George Bush et soutenue par le sénateur McCain.

– Au moment où la guerre a commencé, vous aviez dit qu’elle serait facile et rapide ; vous aviez dit qu’on savait où se trouvaient les armes de destruction massive. Vous aviez tort. Vous aviez dit qu’on serait accueillis en libérateurs. Vous aviez tort. Vous aviez dit qu’il n’y avait jamais eu de violences entre les chiites et les sunnites. Et vous aviez tort.

Carton rouge à Abbiati

septembre 29, 2008

Oui chères lectrices et certainement pour certain des lecteurs non averti en matière de foot, vous vous demandez qui est ce Abbiati prenant un carton rouge de ma part ! Son CV passé rapidement en revue indique un long passage au Milan AC (où il officie encore) et à la Juventus de Turin. Vous me diriez, jusque-là, rien à reprocher. Certes. Puis l’incident fâcheux survient ce week-end. Le portier milanais a déclaré partager certaines valeurs du fascisme. Si j’étais le président de son club, un certain Silvio Berlusconi, je l’aurais viré sur le champ. Malheureusement, il semble que pareil propos ne suscite pas la même réprobation au sein du management du club !

90 enfants enlevés en RDC

septembre 26, 2008

C’est l’information qui m’a le plus touché durant cette semaine. Malheureusement, on n’en fait pas grand cas dans les médias, dont on pourrait se poser la question sur son rôle de pression lorsque pareil fait survient. Mais cela mériterait un autre débat.

Le mercredi 17 septembre 2008, 90 enfants ont été enlevés dans l’Est de la République Démocratique de Congo par les rebelles ougandais de la LRA* (Lord’s Resistance Army). Un chef de village et deux missionnaires italiens ont également été les sujets de cette triste pratique. Depuis ce jour, l’Unicef et l’ONU tentent d’obtenir (sans contre-partie) la libération de ces enfants. La Belgique a condamné ces agissements. S’ils n’étaient pas libérés, les garçons risqueraient d’être enrôles contre leur gré dans les rangs de ce mouvement armé et les filles d’être soumises à d’atroces violences. Hier soir, j’étais en contact avec une personne concernée professionnellement par cet événement. Celle-ci m’informait que pour l’instant les négociations se poursuivent. Elle me disait également que ces négociations pouvaient prendre peu comme beaucoup de temps et qu’elles n’impliquaient jamais de rançons.

Dans un communiqué publié à la fin du mois de juin à Genève, l’UNICEF révélait que le nombre d’enfants enlevés s’accroissait durant le premier semestre 2008. Concomitamment, l’ONU adoptait la résolution 1820 qui protège les civils, notamment les femmes et les filles, contre toutes formes de violence sexuelle en temps de guerre. L’inhumanité se rappelle parfois à nous. Je prie pour et j’espère pouvoir revenir un jour sur cette information pour vous annoncer de meilleures nouvelles.

* Source RTBF : La CPI, basée à La Haye, a lancé en 2005 des mandats d’arrêts internationaux contre le chef de la LRA, Joseh Kony, et trois de ses commandants, recherchés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Ils sont accusés de viols, mutilation de civils, enrôlement d’enfants et du massacre de milliers de personnes pendant la rébellion contre le gouvernement ougandais lancée en 1988.

Le cliché du mois (USA)

septembre 26, 2008

A circonstance exceptionnelle, cliché exceptionnel ! George Bush, Barack Obama, John McCain et Sarah Palin étaient sous le même objectif, dans le cadre de l’accord national sur le plan de sauvetage du secteur financier américain. Avec tout ça, je ne sais toujours pas si le premier débat télévisé entre Obama et McCain aura bien lieu ce week-end !!!?

Pour ceux qui aiment Woody Allen

septembre 25, 2008

Ainsi que pour ceux qui ne l’aiment pas, je ne peux pas passer à côté du film très (très très) attendu par les critiques de mon magazine de cinéma préféré (Première) : Vicky Christina Barcelona. Ça flair le carton en Europe. Suivez la recette d’el maestro ! :

  1. Une photographie qui a l’air sublime.
  2. Comme d’habitude, on sort l’artillerie lourde avec un gros casting : Johansson, Cruz, Javier Bardem (qui crevait l’écran dans le dernier oscarisé des frères Coen) et la surprise du chef Rebecca Hall (la moins connue des quatre).
  3. Vous ajoutez à cela un scénar’ a priori en béton armé dont le camarade Woody à le secret, dont le résumé (signé CommeAuCinéma.com) est le suivant :
Deux amies américaines, Vicki et Christina, partent en vacances à Barcelone. Vicki est sur le point de se marier, mais les deux jeunes femmes rencontrent un peintre et son ex-femme qui vont les emmener dans une drôle d’aventure romantique.

Vous mélangez le tout. Et ça vous donne une critique élogieuse : New York Times, Premiere USA, CommeAuCinema.com, pour ne citer qu’eux. Vivement qu’il sorte ici (en Belgique le 29 octobre / en France le 8 octobre) pour que je puisse en reparler sur ce blog. Pas juste qu’on le voit après les français !

P.-S. : A rebours, la critique de Gael Golhen (Premiere France) est moins élogieuse. Pour ceux qui aiment la vidéo en HD, c’est ici.

Obama, les swing States et l’économie

septembre 24, 2008

Breaking news : Ca balance dans la courbe des sondages et sur la carte électorale des États-Unis en faveur de Barack Obama. Évidemment, je ne le dirais jamais assez, une photo instantanée prise à un instant T est commentée sur ce blog, en l’occurrence celle de ces deniers jours. Que nous dit-elle ?

1°) Le dernier sondage Gallup nous donne un léger avantage à Obama, cela à hauteur de 47% contre 44% pour John McCain.

2°) Dans les swing states, ces États où rien n’est fait et où une bonne partie des élections se jouent, ça balance encore plus. Selon la dernière carte du New York Times, sur un besoin de l’obtention du vote de 270 grands électeurs, Obama est légèrement en tête. Selon ces projections, il obtiendrait le soutient de 238 grands électeurs contre 227 pour son adversaire; ce sans qu’il ne puisse être pronostiqué comme vainqueur par ce type de sondage, la variable incertaine des swing states jouant pleinement son rôle.

3°) L’économie est peut-être le tournant qui sera favorable à Barack Obama. La crise financière s’étant accentuée ces derniers jours, celle-ci lui donne raison dans la manière d’appréhender les dossiers économiques et sociaux (au travers d’un État plus présent), McCain semblant en décrochage dans ses réponses apportées (confiance aux marchés et moins d’État).

On commence à y voir clair

septembre 23, 2008

Mais que se passe-t-il dans le plat pays qui est le mien ?

On respire un peu ou beaucoup, enfin, à mon avis cela dépend de quelle frontière linguistique on se situe. Le parti du premier ministre belge Yves Leterme, le CD&V (démocratie chrétienne flamande), divorce du N-VA (le parti nationaliste flamand).

Ce dernier (jusqu’à hier membre du gouvernement fédéral) était à l’origine des dernières crises qui ont traversé la Belgique après les élections législatives de 2007. Avec le N-VA de Bart De Wever en moins dans le gouvernement fédéral (et en moins dans celui de la Région flamande), peut-on pour autant envisager des négociations « normales » de communauté à communauté en vue d’obtenir une nouvelle réforme de l’Etat (tendant probablement vers le confédéralisme) ? Rien n’est moins sûr.

Mais ici, on espère que la dernière crise est passée avant les élections régionales et les européennes de 2009 et en bonus des législatives anticipées si et seulement si on était dans l’impace en matière de réforme de l’Etat et de ses institutions. Au demeurant, de la situation politique, on commence à voir (un peu plus) clair.

P.-S. : Je vous laisse avec l’excellente interview de Vincent de Coorebyter.

A la Folio

septembre 23, 2008

Il se définit comme Folio à lier et franchement, pour l’instant, j’accroche à fond sur son nouveau concept de blog. Je vous présente le deuxième né de Al. Le principe est simple : détourner des couvertures de livre et les mettre en parallèle avec l’actu. Le pseudo auteur et le pseudo titre nous aide à comprendre de quel événement Al fait allusion. Croyez-moi, il fait souvent mouche. Et vous en pensez quoi ? A voir d’urgence en cliquant ici !!!

P.-S. : Je me suis même prêté au jeu via l’illustration de ce message.

Au milieu de la crise

septembre 18, 2008

La crise financière n’est pas encore passée et on ne sait pas quand elle sera terminée. Ça dépose le bilan, ça se fait racheter et cela fait paniquer les bourses du monde entier. Temporairement, je sèche pour donner un avis précis sur la question (le temps me manquant). Cela étant, je vous laisse le propos de George Soros qui disait hier matin sur France Inter : « Je crains que nous soyons encore en plein milieu de la crise, que nous nous enfoncions dans la crise, nous n’en sortons pas. Cette société d’assurance était simplement un incident, mais il y en a d’autres à venir. »

Vous n’avez pas vu Mouloud ?

septembre 12, 2008

Mouloud ? Mais oui Mouloud Achour qui officie depuis la rentrée dans Le Grand Journal de Canal+ et qui (en quelque sorte) remplace à sa manière l’excellent Thomas Ngijol et son fabuleux top five. Il nous le fait (un peu) oublier à sa manière, car Mouloud à la différence de Thomas est journaliste, ce qui donne parfois des moments détonnants. Celui qui m’a le plus fait rire est son interview d’Azouz Begag, surtout la chute. C’est à voir ici. Et vous pensez quoi de Mouloud ? Perso, pour l’instant, je suis à moitié conquis.

11 septembre 2008

septembre 12, 2008

Le temps s’est arrêté sur la campagne présidentielle pour des raisons qui se comprennent logiquement. C’est un moment digne qui se passe de commentaires.

Qui dit mieux ?

septembre 11, 2008

On connaissait les voyages « low costs », bienvenu dans le monde des voyages à risques ! Ce n’est pas une blague et la nouvelle peut surprendre. Le Petit Fûté a sorti dernièrement un guide sur l’Afghanistan. Certes ce pays reste riche dans sa culture, dans son histoire,… Mais, on peut se demander ce qui pousse un éditeur à publier pareil ouvrage. Surtout lorsqu’on sait que la situation politique y est très instable en dehors de sa capitale et que tout étranger s’y trouvant est susceptible de se faire enlever. Iriez-vous à Kaboul et/ou dans sa périphérie en ce moment ?

Ça tangue pour Obama

septembre 8, 2008

Breaking news : Un sondage en chasse un autre et ce dernier fait tanguer Obama. Celui de Gallup du 7 septembre enterre celui du 6 septembre. Il est consécutif au discours de John McCain concluant la convention républicaine. Il donne McCain gagnant à raison de 48% contre 45% pour Obama. Serait-ce un rebond qui s’inscrirait dans la durée ? Personnellement je ne pense pas, on aura encore d’autres chassés-croisés sur la courbe des sondages quasi quotidiens.

Léger avantage pour Obama

septembre 8, 2008

Enfin nous y sommes. Barack Obama et John McCain ont été « adoubés » tour à tour lors de la convention organisée par leur parti respectif. Chaque convention a été un moment important pour chaque candidat dans la conquête de l’électorat américain.

McCain drague sa droite

John McCain s’était positionné tout au long de sa campagne dans le rôle d’un franc-tireur centriste. Durant la convention du Parti républicain, il a opéré un léger virage  en donnant des gages à la droite républicaine via le choix de sa colistière Sarah Palin (gouverneur de l’État de l’Asaska). Il était frappant de voir que cette dernière n’avait pas besoin durant la convention républicaine de s’étendre sur ses convictions. Son CV relayé par les médias parlait pour elle : pour la poursuite de la réduction des impôts (qui a surtout profité aux plus riches sous l’ère Bush), hostile à l’avortement, pour l’enseignement du créationnisme à l’école. A priori, Mc Cain veut jouer sur les deux tableaux : clairement à droite en ne concédant rien sur la thématique des « valeurs » qui avait tellement bien réussi à Bush en 2004, et ostensiblement au centre en jouant le rôle de rassembleur, dépassant les dogmes partisans sur certains sujets de société. Cela malgré quelques opinions tranchées qu’il affiche, telle celle en matière d’immigration (John McCain est opposé à toute régularisation massive).

Obama, l’homme du New Deal ?

La convention du Parti démocrate était teintée d’émotions au travers du vibrant discours de Ted Kennedy. Elle était aussi l’occasion de faire la démonstration de l’unité du parti. Les époux Clinton n’ont fait montre d’aucune ambiguïté dans leur soutien à l’égard de Barack Obama. Le choix de Joe Biden à la vice-présidence est judicieux à plus d’un titre. Fort de son expérience à la présidence du Comité des affaires étrangères au Sénat, il tort le coup à tous ceux qui utilisaient l’argument d’inexpérience d’un éventuel leadership démocrate à la tête du pouvoir exécutif. Biden permet également à Obama de mieux capter les voix des cols bleus et des personnes âgées plus enclines à voter Clinton et qui suite à sa défaite étaient plus séduits par le discours de McCain.

Obama imprime le tempo dans cette campagne. Il se déclarait l’homme du changement, McCain l’a suivi dans cette rhétorique en se déclarant comme tel dernièrement. Contrairement à 2004, la thématique des valeurs ainsi que celle de la guerre en Irak prennent moins d’importance. Les aspects intérieurs, plus précisément ceux sociaux et économiques prévalent. Barack Obama se prononce pour une relance de l’économie par des investissements publics dans les sources d’énergies renouvelables et par la réduction des impôts pour 95% des membres des foyers exerçant un emploi. Il propose également d’augmenter les impôts de ceux qui gagnent plus de 250.000 $ annuellement. D’un point de vue social, il se prononce pour un meilleur système de santé, qui serait meilleur marché et accessible à tous, tendant ainsi vers un système de couverture maladie universelle. De facto, Barack Obama prône la vision d’une Amérique capable de surmonter la crise économique, prompte à réduire les inégalités. Autrement dit, sans qu’il l’ait dénommé ainsi, le candidat démocrate pourrait instaurer une sorte de « New Deal » du 21ème siècle. C’est pour tous cela que je pense qu’Obama dispose d’un léger avantage sur son adversaire et que malgré toutes les variations de sondages que l’on connaîtra d’ici au 4 novembre, il l’emportera sur McCain.

Léger avantage pour Obama dans les sonsages

Il reste à Barack Obama deux mois pour convaincre et tous les indicateurs semble tourner (pour l’instant) en sa faveur. Les derniers sondages donnent Obama légèrement en tête par rapport à McCain (47% contre 45% selon le dernier barômètre Gallup daté du 6 septembre). Il l’emporterait notamment chez les hispaniques et chez les femmes. Par contre, il est clairement devancé par McCain auprès des cols bleus et des hommes blancs. Pour ce qui est des personnes âgées, les deux candidats sont au coude à coude dans la dispute de cet électorat. Pour autant son avance reste faible, donc rien n’est acquis pour le candidat démocrate.

Son nombril

septembre 6, 2008

Pour vous mettre dans l’ambiance, je vous conseille de cliquer ICI avant de poursuivre la lecture de ce message !

Aujourd’hui, on se la joue cool version nombrilisme canadien (donc pas le mien). J’évite la politique, dont un sujet sur les États-Unis (prévu pour dimanche tard le soir au mieux, dans « La matinale » du lundi au plus tard). J’évite aussi le foot et le ciné.

Donc, il nous reste comme je le disais plus haut un nombril. Il s’agit de celui de Pascal Colpron. Pour ceux qui ne voient pas encore de qui et/ou de quoi je parle, qu’il clique sur ce lien sans me jeter la pierre. Ce n’est pas comme ça qu’on dit ?

http://monpetitnombril.wordpress.com/

Le foot business désenchanté

septembre 4, 2008

Cette année sur la planète football, peu de grands mouvements ont marqué le marché des transferts. On peut analyser la situation sous le prisme de l’endettement plus importants des clubs et celui de l’inflation folle dans les « prix » et les salaires des joueurs.

On pouvait penser que le foot européen avait atteint un seuil et que cela en était fini de la démesure. Mais depuis quelques jours, un fait agite tout ce petit monde. Nom de code : Manchester City. Après l’épisode Abramovitch (Chelsea), on assiste à l’épisode Sulaiman Al-Fahim. Le point commun entre les deux hommes est qu’ils sont tous deux milliardaires. Cela étant deux différences peuvent être soulignées. La première : le Russe Roman Abramovitch est selon Forbes la onzième personne la plus riche du monde avec 18,2 milliards de dollars à son actif. La seconde est de taille : Sulaiman Al-Fahim est le représentant de l’Abu Dhabi United Group.

Sans le savoir chers lecteurs, vous venez d’assister à un changement dans le rapport de force entre les deux hommes. L’Abu Dhabi United Group est un fond souverain, autrement dit un fond d’investissement public (entendez appartenant à des États d’Asie ou du Golfe, plus précisément dans le cas qui nous concerne appartenant à la ville d’Abou Dabi). La puissance financière de l’Abu Dhabi United Group est estimée dans une fourchette allant de 735 milliards d’euros à 980 milliards d’euros. Les sirènes de l’argent l’emporteront-elles sur les plus grands joueurs de la planète ? Robinho a déjà signé. Sulaiman Al-Fahim est prêt à mettre sur la table 165 millions pour s’offrir les services Cristiano Ronaldo. Et il ne s’arrête pas là, il parle d’Henry, Villa, Fabregas. En bref, il veut les meilleurs.

On a peut-etre franchi un nouveau palier dans le foot business dont on ne mesure pas complètement les nouvelles frontières, j’en déchante.

Preview : Russie / Géorgie

septembre 4, 2008

La semaine prochaine, je vous ferai part de ma réflexion sur la Russie et de ses relations avec ses voisins. En attendant et histoire de me faciliter le propos, en guise d’introduction je vous laisse cette vidéo.

Le fait du prince

septembre 3, 2008

On reste encore un peu en France aujourd’hui, mais on vire à droite, rassurez-vous uniquement en terme de traitement de l’actualité. On avait l’info hier matin et elle fait encore beaucoup de bruit aujourd’hui. Le Président Nicolas Sarkozy a-t-il changé ? Non ! Qu’est-ce que le fait du prince ? Le Robert Historique définit l’expression comme suit : « (il) désigne l’arbitraire du pouvoir. » Avec Sarkozy, on est en plein dedans. Je vous laisse avec la démonstration par la preuve via ce début de dépêche de l’AFP (légèrement retouchée) :

Le coordinateur des forces de sécurité en Corse (NDBdYv : autrement dit le premier flic de Corse), Dominique Rossi, a bien été démis lundi soir de ses fonctions pour sa gestion d’un incident survenu samedi dans la villa corse de Christian Clavier, un proche de Nicolas Sarkozy, quand une cinquantaine de militants indépendantistes ont occupé pendant une heure le jardin de la villa. Le ministère de l’Intérieur l’a confirmé aujourd’hui.

Université d’été de la Rochelle

septembre 2, 2008

U

Aujourd’hui on peut entrer un nouveau mot ou plus exactement une nouvelle expression dans le Dico Pol 2008 du blog.

Université d’été de la Rochelle : Événement de 3 jours officialisant la rentrée politique des socialistes en France, où la forme et les tractations priment plus sur le fond. Pour la forme, il y a l’affichage des ténors du parti dans les médias. Pour ce qui est des tractations, ce sont les coulisses, là où se font et se défont les alliances dans l’optique de maintenir ou d’accroître son influence au sein du parti. Enfin, le fond qui est le plus important et le plus délaissé par les médias, car probablement considéré (à tort ?) comme le moins « attirant ». Le fond est constitué d’une vingtaine d’ateliers où sont débattu de multiples sujets politiques. Ainsi, l’université d’été permet aux militants d’enrichir leur(s) réflexion(s). Je retiens l’un des plus intéressants, l’atelier 16 : Quelle politique économique et sociale de gauche ?