Posts Tagged ‘Sarko’

Le Making of (4)

novembre 17, 2008

generation-o

Michèle Cotta était invitée pour son dernier ouvrage (Cahiers secrets de la Ve République, Tome II) dans l’émission de Yves Calvi, Nonobstant, sur France Inter. Cette excellente journaliste politique disait sur son rapport à l’écriture :

C’est une sorte de névrose, il ne faut pas se leurrer, il ne faut pas se faire d’illusion, c’est une névrose. C’est à dire que quand on n’écrit pas, on est en faute par rapport à quelque chose. Donc quand je n’ai pas écrit effectivement pendant trois ou quatre jours, je m’en veux beaucoup.

Évidemment, je ne me comparerais pas à l’illustre Madame Cotta, pour autant vous aurez remarquez que ces temps-ci, depuis le dernier Making of (annonçant la rentrée officielle de Blog de Yv), le propos est plus régulier. Certains auront également remarqué un souci particulier apporté à la photographie et à sa légende (en fin de texte).

Obama mania

obama-cutIl est toujours là, il fascine toujours autant, il continue à faire la une des journaux. Il est ce qu’on pourrait appeler (en terme de presse) un bon client. Il dope les audiences des journaux et même celles de mon blog. Cela étant, via la spéciale USA, je ne crois pas avoir viré dans un excès ou dans un autre, tout en affichant bien entendu mes opinions.

Et Sarko, on n’en parle plus ?

Ça fait étrange de ne plus s’intéresser à lui depuis si longtemps. Cela étant, on en traite dans les discussions qu’on peut avoir entre nous et je reconnais que ces derniers temps, ici en Belgique, certains sont assez conciliant à son égard. Certes, il a très bien géré la crise financière et je n’ai point dit le contraire ici. Mais, je crois que n’importe quel président d’une grande puissance en exercice et qui aurait eu la présidence de l’UE en aurait fait autant. D’ailleurs, je trouve qu’on a plutôt minimisé côté français le rôle important qu’a joué le Premier ministre britannique Gordon Brown durant cette crise.

Plus largement, l’exercice du pouvoir sarkozien connaît toujours beaucoup de raisons d’insatisfaction. Pour cette semaine, on annonce quatre grèves majeures : dans l’enseignement, chez Air France, à la SNCF et à la Poste. Ce qui incite Bernard Thibaut à dire que « il y a une urgence à se pencher sur la situation sociale » ! S’ajoute à cela, notamment, l’échec annoncé de sa politique de rénovation des banlieues. Bref, la liste pourrait être  plus longue, mais je reviendrais plus largement sur cela dans un message prévu d’ici à la fin du mois.

Belgique & previews

C’est vrai que je traite toujours aussi peu de sujets belges, allez comprendre pourquoi. Il faudra bien que j’y revienne prochainement. A suivre sur Le Blog de Yv (3) :

– La crise au Congo (en deux parties).

– Le PS français.

– Une retour sur les USA (en rubrique « Ce qui fait débat ») et Mr Vice President (Joe Biden) d’ici à la fin du mois.

P.-S. : Ils ne font pas souvent l’actualité et pourtant leur combat est essentiel. Les personnes suivantes ont été lauréates du Prix des Défenseurs des Droits humains 2008 de Human Rights Watch :

Bo Kyi, co-fondateur d’Assistance Association of Political Prisoners, Birmanie (Association d’aide aux prisonniers politiques) ;

Mathilde Muhindo, qui lutte pour que le viol ne soit plus utilisé comme une arme de guerre en République démocratique du Congo ;

Abd al-Rahman al-Lahim, avocat des droits humains en Arabie Saoudite ;

Sunila Abeysekera, fondatrice du groupe sri lankais pour les droits humains INFORM ; et

Umida Niazova, journaliste ouzbèke qui a couvert les événements d’Andijan.

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(Photo Generation O : Fred R. Conrad & Sally Ryan/The New York Times)

(Photo Obama : Trim Hair Salon in Venice, California/Flickr)

Révolution financière européenne ?

octobre 16, 2008

Serait-ce une révolution dans le monde bancaire et financier ou juste un écran de fumée. Certains diront seul le temps nous le dira. Personnellement, je pencherais pour la première proposition. Hier soir, Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso tenaient une conférence de presse importante au siège de la Commission. Pour la première journée du sommet de l’UE se déroulant à Bruxelles, les 27 ont approuvé le plan d’aide au secteur financier annoncé dimanche.

Les conséquences les plus importantes de ce bouleversement sont :

1°) En proposant de réformer les règles comptables internationales actuelles (IFRS et IAS ) applicables aux banques européennes, l’UE rendraient ces dernières moins vulnérables en cas de crise, contrairement à ce qui est le cas actuellement.

2°) En renforçant la supervision et la réglementation du secteur financier européen. De quelle manière, ça on ne le sait pas encore. Mais cette crise semble avoir démontré la nécessité absolue d’y voir plus clair dans l’état des comptes de nos banques et d’agir si nécessaire afin d’éviter qu’elles prennent des risques inconsidérés, susceptibles de conduire à une (potentielle) crise. On peut penser et/ou espérer que la titrisation à outrance vit probablement ses derniers jours.

3°) En mettant fin à la pratique des parachutes dorées. Mais là encore des interrogations subsistent sur l’application de cette règle. Dont les principales peuvent être formulées comme suit : est-ce que cela vaudra uniquement jusqu’au retrait de l’État dans le capital des banques ? Le simple fait d’assurer la garantie de dépôts bancaires implique-t-il en contrepartie la fin des parachutes dorée pour les dirigeants de ces « institutions » ?

La plus grande ironie dans tout cela est qu’une grande majorité de chefs d’État et de gouvernement (de fait) orientée à droite applique un programme social-démocrate. C’est en quelque sorte l’Europe à l’envers et c’est a priori tant mieux.

Normes IFRS et IAS : Au coeur des critiques, les normes comptables dites IAS ou IFRS (International Financial Reporting Standards) (…) A chaque clôture de comptes trimestriels, les entreprises cotées doivent désormais reconnaître les pertes « potentielles » des titres qu’elles détiennent. A commencer par les banques, en vertu de la norme IAS 39 sur la comptabilisation des actifs et passifs financiers. (…) Lorsque les marchés dévissent, le mécanisme montre ses limites : il contraint les banques à traduire immédiatement dans leurs comptes la baisse des actifs qu’elles possèdent au lieu de leur laisser la possibilité d’étaler le choc dans le temps. Au risque d’exposer leurs bilans et leurs résultats à une très forte volatilité et, au final, d’aggraver la crise. (Extraits de l’article d’Alexandre Counis, « Bruxelles lance cette semaine la réforme des normes comptables », Les Echos daté du 13/10/08, p. 4)

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(Photo : Reuters)

Le fait du prince

septembre 3, 2008

On reste encore un peu en France aujourd’hui, mais on vire à droite, rassurez-vous uniquement en terme de traitement de l’actualité. On avait l’info hier matin et elle fait encore beaucoup de bruit aujourd’hui. Le Président Nicolas Sarkozy a-t-il changé ? Non ! Qu’est-ce que le fait du prince ? Le Robert Historique définit l’expression comme suit : « (il) désigne l’arbitraire du pouvoir. » Avec Sarkozy, on est en plein dedans. Je vous laisse avec la démonstration par la preuve via ce début de dépêche de l’AFP (légèrement retouchée) :

Le coordinateur des forces de sécurité en Corse (NDBdYv : autrement dit le premier flic de Corse), Dominique Rossi, a bien été démis lundi soir de ses fonctions pour sa gestion d’un incident survenu samedi dans la villa corse de Christian Clavier, un proche de Nicolas Sarkozy, quand une cinquantaine de militants indépendantistes ont occupé pendant une heure le jardin de la villa. Le ministère de l’Intérieur l’a confirmé aujourd’hui.

Critique du sarkozysme

mai 18, 2008

ENFIN !!! Nous y sommes. Depuis le nombre de jours que je ne compte plus que je l’annonce cette critique du sarkozysme. Franchement, je pensais rédiger un long texte pour faire la démonstration par A plus B de ce propos, mais le temps me manquant et certaines évidences faisant foi, je vais me limiter à l’essentiel, d’autant que la littérature politique abonde à son sujet.

Sarko par-ci, Sarko par-là, cet homme est devenu un véritable sujet de discussion, voire pour certains un sujet de fascination, tel l’eut été François Mitterrand en son temps, avec la puissance des médias en moins en comparaison à aujourd’hui. Il est intéressant de noter que Jacques Chirac n’ait pas suscité pareil attraction.

Revenons-en au fond. On peut analyser le sarkozysme sous différents angles. Je me contenterai ici à passer en revue 4 d’entre eux me semblant les plus significatifs.

(1°) Les droits de l’homme

De ce point de vue, on a eu un avant la phase présidentielle et un après (ou plus exactement un pendant cette même phase). Nicolas Sarkozy se faisait lorsqu’il était candidat le chantre des droits de l’homme et son défenseur numéro un en cas de victoire aux élections présidentielles. Un an après, le constat est maigre. On a plus vu l’application d’une diplomatie trop réaliste et beaucoup trop molle à l’égard d’un Khadafi ou d’un Poutine, pour ne citer qu’eux.

(2°) L’économie

Là aussi on a un avant et un après. Qui a oublié le tube du printemps 2007 : « Travailler plus pour gagner plus » sur lequel plusieurs catégories sociales se sont projetées. Qu’en est-il aujourd’hui ? Sarkozy ne le chante plus. Il a fait une erreur monumentale en faisant un cadeau fiscal de 15 milliards aux mieux lotis, cette réforme ne profitant donc point à tous, se privant ainsi d’une ressource budgétaire non négligeable. Son opération de liquidation des 35 heures et la possibilité de faire plus d’heures sup’ a des effets limités dans l’objectif qu’il s’était fixé. A sa corps défendant la conjoncture économique ne l’aide pas à accomplir ses promesses. La boîte a idée en matière économique semble actuellement vide, le président français est plus que jamais dans l’impasse.

(3°) Bling-bling

Son style trop clinquant et son goût pour afficher sa vie privée ont choqué plus d’un. Il a dû mettre plus de 9 mois pour corriger cela sans gagner en sympathie dans l’opinion publique. Il est le président français le plus impopulaire. Même Chirac ne le bat pas sur ce terrain. Une prouesse !

(4°) L’immigration dure

L’une des politiques européennes les plus affligeantes en la matière. En faisant fi de la situation humaine des immigrés, en privilégiant une politique du chiffre; en continuant à flatter son électorat, comprenant entre autres des anciens électeurs de Le Pen, sur un thème fédérateur dans son camps, il ne fait que mettre en exergue ce que Zapatero appelait lors de la dernière élection législative espagnole « la droite au coeur dur ».

En bref, on n’a un bilan guère brillant pour une première année. Il lui reste un peu moins de quatre années pour satisfaire les attentes qu’il a suscités chez les personnes qui l’ont élus. Et vous en pensez quoi du sarkozysme ?

Sarko décrypté, bientôt : le 6 MAI

avril 24, 2008

Vous vaquiez à quelles occupations ce jeudi soir ? Personnellement, je regardais l’intervention du Président Nicolas Sarkozy à la télévision française. Sur la forme et sur l’aspect pédagogique pas mal, mais sur le fond et si j’étais français, il ne m’aurait pas convaincu. Depuis le temps que je l’annonce, j’ai enfin bloqué une date dans mon agenda ! Le 6 mai, on passe au crible la première année présidentielle de N.S., ce sans concession.

Une droite quelque peu lepenisée

avril 8, 2008

Cela aurait pu être vous, cela aurait pu être moi, cela aurait pu être la personne sur cette photo. Les extraits suivants trouvent leur origine dans Le Monde daté de ce mardi et ils (dé)montrent que la politique d’immigration de Nicolas Sarkosy (l’obligation d’arriver à 25.000 expulsions par an) a dépassé les limites de l’acceptable en entrant dans le domaine du dangereux, celle-ci étant basée sur la stratégie du flirt avec un électorat proche de l’extrême-droite et qui s’en est détourné lors des élections de 2007.

« Pris en chasse, vendredi 4 avril, par des policiers à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), un Malien sous le coup d’un arrêté d’expulsion a tenté de leur échapper en se jetant dans la Marne. Baba Traoré, 29 ans, employé d’une société de nettoyage, est mort d’une crise cardiaque. (…) Baba Traoré était venu en France, il y a quatre ans, pour donner un rein à sa soeur » (pages une et deux, Le Monde, mardi 8 avril 2008).

Nicolas Sarkosy a-t-il eu le sommeil paisible après l’annonce de cette nouvelle et osera-t-il un jour revenir sur une politique dont le qualificatif me manque tellement elle me révulse ? Ce soir, mon coeur crie et il écrit son écoeurement face à une stratégie politique qui pousse à la tragédie, toute proportion gardée.

Un vent de gauche souffle sur les municipalités

mars 16, 2008

toulouse.png

Je ne boude pas mon plaisir en écrivant que c’est une vague rose qui déferle sur les municipalités françaises. Le rapport de force gauche/droite est de 49,5%/47,5%. La gauche triomphe dans des villes où elle n’était pas aux commandes : à Amiens, à Caen, à Reims, à Saint-Etienne et surtout à Strasbourg et à Toulouse. D’autres villes conservent leur ancrage socialiste : à Lille (où Martine Aubry est plus qu’honorablement réélue) à Pau (où Bayrou perd son pari) et à Périgueux (où le ministre Xavier Darcos échoue).

Avec la confirmation d’une avance confortable des socialistes à Paris et à Rennes, tout en tenant compte de la ville de Lyon acquise au premier tour, la gauche et le PS l’emporte dans la majorité des grandes villes de plus de 20.000 habitants, la droite conservant uniquement Bordeaux (dès le premier tour) et Marseille.

Trois enseignements s’imposent :

En terme de lecture locale, les grandes villes françaises changent. Ces élections amplifient fortement la légère tendance remarquée aux municipales de 2001 selon laquelle les grandes villes (qui évoluent et) tendent, au travers du vote des électeurs, vers une gestion municipale de gauche. Avec des scores majoritaires dans les grandes villes, victorieux aux cantonales et depuis 2004 gestionnaires dans la quasi totalité des régions, le Parti Socialiste et ses alliés accroissent leur expertise locale. Il reste intéressant de constater que la relation la plus direct (politiquement parlant) élu/électeur leur est favorable.

En terme de lecture nationale, la droite sarkoziste se voit opposer un double avertissement. D’abord, le taux d’abstention est un révélateur important du relatif mécontentement d’une partie de la population lorsque celui-ci reste important. Dans le cas de ces municipales, les 34,5% d’abstentionnistes lancent un signal fort à Nicolas Sarkozy. Ensuite, ce basculement de la majorité municipale d’un camp à un autre n’est pas anodin; je rappelle que 1/3 des électeurs a orienté son vote en fonction d’une lecture nationale du scrutin. Quelles sont les raisons profondes de ce double avertissement : un style présidentiel qui irrite, doublé d’une incapacité à répondre à l’amoindrissement du pouvoir d’achat des classes populaires et d’une partie des classes moyennes ainsi que celui des retraités. Le plus inquiétant est que la droite semble, via les premières réactions de ses leaders, quelque peu minimiser l’impact de ces élections et ne pas entendre les doléances mentionnées ci-dessus.

Pour le Parti Socialiste, ces élections municipales et ces élections cantonales ouvrent l’écriture d’un nouveau chapitre, celui de la confirmation (dans le cas de l’ex candidate Ségolène Royal et celui de l’actuel premier secrétaire François Hollande) ou de la désignation (de Bertrand Delanoe) du nouveau leader du parti. En corollaire, il s’agira de travailler sur le corpus idéologique du parti tout en clarifiant son orientation en répondant à la question suivante : le PS doit-il tendre vers le centre-gauche ou marquer un positionnement de « gauche moderne » à la fois unie, sociale, écologiste, moderne et dépourvue de discours ambigu.

Un peu, beaucoup, passionnément (de gauche) ?

mars 9, 2008

rouen.jpg

La France et l’Espagne étaient les deux pays à surveller de près en Europe d’un point de vue électoral via respectivement des élections municipales et des élections législatives.

En France, on est dans le registre du un peu préfigurant peut-être le beaucoup (comprenez la vague rose) ! Le premier tour conserve son lot de variables intéressantes à analyser. Même si on ne peut pas se prononcer de façon définitive sur les résultats de ces élections, la gauche confirme une bonne poussée dans plusieurs grandes villes. Le maire socialiste sortant Gérard Collomb est victorieux à Lyon. La ville de Rouen bascule en étant remportée au premier tour par la députée socialiste Valérie Fourneyron. La gauche a la faveur des électeurs, comprenez qu’elle est en ballottage favorable, dans différentes grandes villes française telles que Paris, Lille, Strasbourg, Rennes, Caen et Reims. L’incertitude reste de mise tellement les écarts sont minimes entre les deux camps à Marseille, Toulouse, Saint-Etienne et Pau.

Que peut-on tirer comme premiers enseignements : 1°) La gauche profite d’une poussé municipale réelle et non négligeable (au contraire de la tentative de minimisation de la droite, mais cela relève du jeu politique). 2°) Même si les enjeux locaux ont lourdement pesé sur chaque ville, il faut souligner que presque un tiers des français ont voté en terme national plutôt que local. 3°) De facto, l’un dans l’autre, on peut entrevoir au travers de ce premier tour le début d’un désaveux de la politique sarkozyste. Celui-ci sera infirmer ou confirmer au travers des résultats du second tour. 4°) Le MoDem de François Bayrou jouera encore un rôle d’arbitre dans beaucoup de villes où rien n’est joué. A priori, Bayrou ne semble pas prêt à s’orienter sur sa droite ou sur sa gauche. Il joue le remake de 2007 en ne donnant pas de consignes de vote et en privilégiant les éventuelles unions en fonction de la situation locale. Le second tour nous permettra d’y voir plus clair et d’affiner le propos dans se qui pourrait être le second signal d’alerte envoyé par les Français à Nicolas Sarkozy, consécutif aux mécontentements nationaux perceptibles via le climat social (grèves, manifestations,…) et le dévissage de sa côte de popularité. 5°) A noter un phénomène intéressant dans ce type d’élections, les percées du parti d’extrême gauche d’Olivier Besancenot : la LCR.

Côté espagnol, la tendance est a priori passionnément rouge ! Au moment où j’écris ces lignes, les socialistes (PSOE) de José Luis Zapatero l’emporterait sur la droite. A priori, un second succès pour Zapatero que je commenterais plus largement dans la nuit de mardi à mercredi.

LE DICO POL 2008

février 18, 2008

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Chères lectrices et chers lecteurs, je vous annonce que ce blog s’enrichit d’une nouvelle rubrique (ou catégorie, c’est selon) ayant pour intitulé complet : Le Dictionnaire Politique 2008. Le principe est simple. Au travers d’un mot (que je définis du mieux que je peux et que vous pouvez commenter à l’infini via l’espace réservé à cet effet) j’explicite une tendance en la mettant en corrélation avec l’actualité du moment.

B

Bling-bling : adj. m., onomatopée et anglicisme, désignant un style précis, celui de la manifestation à quasi outrance des richesses personnelles. Ce terme est très répandu dans le hip-hop depuis les années 80.

Synonyme : brillant, frimeur, chic, clinquant, péteux.

Commentaire : L’exemple le plus connu est N.S., cliquez → ici pour la démonstration.

M

Marketing politique : n.m., tactique basée sur l’usage d’un discours ciblé auprès d’une catégorie précise de l’électorat dans la finalité pour celui qui l’emploie d’obtenir au moins la sympathie au mieux l’adhésion de ce public.

Exemple : Losrque Nicolas Sarkozy annonce son intention de faire porter à chaque élève de CM2 la mémoire d’un enfant juif parmi les 11 000 de France déportés et assassinés par les nazis. La cible prioritairement visée peut être identifiée comme étant la communauté juive. On peut élargir la cible en y ajoutant d’autres segments de la population probablement convoités, en particulier celui des militants contre le racisme. Cela étant, il me semble qu’une proposition plus large et sans calcul politique, telle qu’un cours obligatoire traitant de différents génocides dans l’histoire, de l’étude de leurs ressorts allant de pair avec la promotion des principes antiracistes, eut été plus salutaire. Ce cours devant être dispensé à des élèves dont l’esprit critique commencerait à se développer. Il serait souhaitable de traiter de cela de façon approfondie dans des classes dont les élèves auraient entre 15 et 17 ans. Du reste, cela ferait une belle « proposition de loi » à l’échelle européenne.

Rien ne va plus en Sarkozie

février 11, 2008

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Qu’on se le dise : ça flingue en Sarkozie ! Les sondages sont à la baisse généralisée pour la droite et son patron, ce pour cause de mécontentement d’une majorité de la population sur les promesses qui tardent à être tenues et un style présidentiel trop clinquant. Pour rien arranger, il y a l’annonce d’une débâcle électorale aux municipales dont s’en suivrait un remaniement ministériel. Le dernier épisode en date est : le départ forcé de David Martinon au profit de Sarkozy Junior pour la conquête de Neuilly, le premier étant donné perdant; il avait scandalisé son électorat local lors de son parachutage quelques mois auparavant. Ce qui vaut cette belle illustration signée Plantu. Rien ne va plus en Sarkozie (?) ! Serait-ce le début de la fin d’un état de grâce sarkozien ? Les municipales du mois de mars constitueront certainement un indicateur précieux pour répondre à cette question.

P.-S. : Avec tous ça , je reviens (tard) un soir de la semaine pour traiter du plat pays qui est le mien et d’un peu de cinéma (mardi soir). Pour les « fans », ceci n’a rien à voir avec “Critique du sarkozisme” que j’annonçais ici. Un peu de patience, cela arrive bientôt,…

Un sms révélateur

février 7, 2008

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Drôle d’information sur un sms dont la fiabilité me semble difficile à remettre en doute venant de mon hebdo du jeudi et dont j’apprenais l’existence (via le camarade R.) ce mercredi soir ! On peut faire confiance à ce périodique sur l’application du principe de moult recoupages de l’information avant sa diffusion. Honnêtement, je me demande si la source à cette info ne serait pas simplement . !

Question d’ordre journalistique : pourquoi cette information sort-elle via le site internet du Nouvel Obs ? Une triple explication s’impose :

(1°) A force de jouer à tous crins la carte people, on risque gros, au point de voir sous la loupe médiatique certains pans de sa vie privée, voire certains pans de sa complexité psychologique !

(2°) Son style est à rebours de l’habitation de la fonction présidentielle. A force de casser les codes formels, il invite à la définition d’une nouvelle manière de considérer la relation presse-Elysée. Cela allant dans les deux sens. Certains médias peuvent se montrer condescendant à l’égard de l’action présidentielle, d’autres adoptent une attitude différente, tel Libé, mais toujours dans le respect de la fonction présidentielle.

(3°) N’est ce pas également et je ne peux m’empêcher d’y penser, une tentative de rééquilibrage dans le rapport de force dominant-dominé qu’avait imposé Nicolas Sarkozy entre lui et la presse; que j’avais d’ailleurs trouvé éclatante et particulièrement choquante lors de sa conférence de presse. Le seul à avoir fait montre d’une question de fond doublée d’un sens critique, certes, est l’excellent Laurent Joffrin (directeur de la publication de Libé). Il était dommage de voir un président excessivement incisif à l’égard d’un journaliste, ce sans le soutien et l’application du droit de suite par ses pairs. Droit de suite qu’il a dû appliquer seul le lendemain de cet étrange de « lynchage », par le biais d’un site du groupe de presse qu’il dirige. Cela étant dit, ironie du sort pour Sarko, Joffrin était le boss du Nouvel Obs jusqu’en 2006.

P.-S. : Je vous annonce déjà chère lectrice et cher lecteur, dans les deux semaines qui viennent (mas je ne vous dit pas quand), un message en deux parties qui aura pour intitulé « Critique du sarkozisme ».

Sarko des bois

janvier 24, 2008

Sarko new rich 

Je prends 15 milliards pour les rendre aux plus riches et après je dis que les caisses de l’Etat sont vides. La priorité du pouvoir d’achat varirait-elle selon les classes ?